Des diplomates formés sur le tas

La diplomatie suisse est le seul domaine de l’administration fédérale auquel on accède par concours. Une quinzaine de candidats sont recrutés par année. Les heureux élus suivent ensuite deux mois de formation à Berne. Ils sont ensuite envoyés en stage dans la centrale, puis dans les ambassades et les missions à travers le monde. Les cours de perfectionnement privilégient les exercices pratiques ou les jeux de rôle pour la négociation ou la médiation. Ils suivent aussi à l’occasion les cours de l’ancien secrétaire d’Etat Michael Ambühl à l’Ecole polytechnique de Zurich ou ceux du Geneva Center for Security Policy. Avant de partir sur le terrain, les chefs de mission suivent un cours de mise en situation, à Stans, où ils font face à des assaillants armés fictifs.

Pour s’inscrire au concours diplomatique, il faut avoir moins de 35 ans, un diplôme universitaire, quel qu’il soit, et connaître sur le bout des doigts deux langues nationales. Autrefois pas forcément nécessaire, la maîtrise de l’anglais est un minimum. La pratique de langues comme l’arabe ou le russe est très recherchée. Les quotas de femmes, instaurées par l’ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey ont été supprimés. Mais, grâce à un travail de sensibilisation, les femmes sont plus nombreuses à se présenter au concours.