Jean Castex a pris les devants. «Si nous n’agissons pas – et nous allons agir! –, […] on pourrait se retrouver dans une situation proche de celle qu’on a connue au printemps», a prévenu le premier ministre français à la télévision, jeudi 24 septembre. En faisant monter la pression d’un cran après l’intervention, la veille, du ministre de la Santé, Olivier Véran. «Oui, cela pourrait dire reconfinement», a concédé le chef du gouvernement en promettant «de vouloir l’éviter à tout prix». Avec 16 096 nouvelles contaminations en vingt-quatre heures, soit 3034 de plus que la veille et un record depuis la fin du confinement en mai, le pays se retrouve confronté au risque d’une aggravation de son bilan épidémique déjà lourd avec 31 511 morts depuis l’apparition du coronavirus.

Un taux de positivité de 6,5%

La France serait-elle donc à l’aube d’un nouveau séisme sanitaire, que traduirait un taux de positivité des tests remonté de 6,2% à 6,5%? L’angoisse est en tout cas perceptible, mêlée de colère dans les zones placées le plus sous surveillance, suite à la division du pays en quatre catégories pas simples à comprendre: zone d’alerte, en rose; la zone d’alerte renforcée en rouge; zone d’alerte maximale en pourpre (ou «écarlate»); et état d’urgence sanitaire, en gris.