C’est George Washington qui donna le premier ce type de discours le 8 janvier 1790 dans la ville de New York, qui à l’époque était la capitale des Etats-Unis. Considéré comme l’un des pères fondateurs de l’Union, il fut le premier président des Etats-Unis, pendant huit ans, de 1789 à 1797. Son successeur, le président John Adams, a fait de même, raconte le site America.gov. Cependant, pour Thomas Jefferson, le troisième président de la nation, cette sorte de discours du Trône à l’américaine «ne convenait pas à une nouvelle république démocratique. Au lieu de prononcer un discours en personne, il remit un message écrit au Congrès, et pendant plus d’un siècle les présidents qui lui succédèrent firent de même.»

Un des discours marquants de l’Histoire fut celui prononcé par le président Harry S. Truman (ci-dessous) le 20 janvier 1949 lors de son investiture, où il développa la thématique du développement économique et social. C’est la première fois que le mot «développement» fut utilisé dans cette acception. Pour proposer une réforme politique, plus équitable, le Fair Deal, dans la continuité du New Deal du président Franklin Delano Roosevelt, une politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande Dépression, entre 1933 et 1938.

Plus proche de nous, c’est lors du State of the Union de George W. Bush le 29 janvier 2002 qu’est né «l’Axe du mal», slogan néo-conservateur qui servit à désigner les différents pays présentés par l’administration de l’ex-président comme souhaitant se procurer des armes de destruction massive et soutenant le terrorisme. L’expression se réfère à la fois à l’axe nazi/fasciste Rome-Berlin et à l’URSS désignée comme «empire du mal» par le président Ronald Reagan.