La disparition de l’Alsace programmée

La commission paritaire Sénat-Assemblée nationale réunie jeudi a échoué à trouver un compromis sur la carte des régions adoptée mardi par 277 députés contre 253, et 33 abstentions. La Chambre haute – où la droite est de nouveau majoritaire depuis les sénatoriales de septembre – continue de refuser le projet de 13 grandes régions métropolitaines (contre 22 actuellement) et la fusion si polémique entre l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Une ultime lecture par les deux Chambres aura lieu d’ici à Noël et les députés auront le dernier mot. Sauf surprise, les nouvelles régions devraient être officialisées fin 2014. Les élus alsaciens sont divisés sur le sujet. Sénateurs et députés UMP se sont violemment opposés à la disparition de l’Alsace. Les députés PS du cru se sont, eux, abstenus.