Quelque 300 manifestants accompagnés de parents et de proches des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre, ont tenté de se diriger vers l’aéroport d’Acapulco, dans l’Etat de Guerrero. Ils ont été bloqués par des éléments de la police fédérale.

Plusieurs protestataires, certains masqués, ont commencé à lancer des pierres contre les policiers, a constaté un photographe de l’AFP. Dix agents ont été blessés par des cailloux et un autre par un cocktail Molotov, a indiqué un membre de la Sécurité publique régionale du Guerrero.

Des bâtons et des machettes

Plusieurs des manifestants étaient armés de bâtons et d’autres de machettes. L’avenue menant à l’aéroport était bloquée dans les deux sens à 10h00 heure locale (18h00 en Suisse) tandis qu’un porte-parole des parents des jeunes disparus, Felipe de la Cruz, tentait de mener un dialogue avec des responsables de la police.

Plus tard, les manifestants sont parvenus à bloquer l’accès à l’aéroport, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le barrage devait durer trois heures, selon M. de la Cruz.

Cette manifestation fait partie de la campagne de protestation menée pour exiger des autorités qu’elles continuent les recherches des 43 élèves enseignants de l’école normale rurale d’Ayotzinapa (Guerrero) disparus fin septembre. Selon les aveux de certains présumés narcotrafiquants arrêtés dans l’enquête, ils pourraient avoir été massacrés par des criminels issus de réseaux organisés.

Difficile à identifier

Par ailleurs, le ministre mexicain de la Justice a estimé lundi qu’il serait très difficile d’identifier les restes carbonisés qui pourraient s’avérer être ceux des 43 étudiants disparus. Le dirigeant a précisé qu’il n’est possible de réaliser des tests ADN que sur deux fragments d’os.

Les experts ont fait savoir aux autorités qu’il y avait «deux restes, seulement une rotule et un autre fragment, qui peuvent» être soumis à des tests ADN, a déclaré Jesus Murillo Karam à la chaîne Televisa.

Les deux fragments vont être envoyés à un laboratoire qui «ne nous a pas dit s’il pourrait (les identifier), mais qu’il y avait une possibilité», a-t-il ajouté.