Dix soldats nigérians ont été tués et un autre a été pris en otage lors d'affrontements avec des djihadistes dans l'Etat de Borno (nord-est), a-t-on appris de sources sécuritaires.

Les affrontements ont éclaté lundi lorsqu'un groupe de soldats a attaqué un camp de combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap, une scission de Boko Haram), dans le village d'Alagarno, dans le district de Damboa.

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«Nous avons perdu dix soldats dans les combats et un a été pris en otage par les terroristes», a indiqué mardi à l'Agence France Presse (AFP) une source sécuritaire. «C'était une bataille intense et les terroristes ont aussi subi des pertes mais ils ont été en mesure de dominer les soldats», a dit une autre source sécuritaire, ajoutant que les djihadistes se sont emparés de quatre véhicules dont un camion et un véhicule blindé. Les deux sources ont demandé à garder l'anonymat.

Plus de 36 000 personnes tuées depuis 2009

Le village d'Alagarno, à 150 km de la capitale régionale de Maiduguri, est un bastion de l'ISWAP qui a récemment multiplié ses attaques contre des civils, tuant et enlevant des gens sur les autoroutes et pillant des villages pour s'approvisionner en nourriture.

Mardi, l'ISWAP a indiqué que ses combattants ont tué sept soldats nigérians en repoussant une attaque dans la forêt d'Alagarno, selon un communiqué cité par SITE, le Centre américain spécialisé dans la surveillance de la mouvance djihadiste. ISWAP affirme également avoir tué quatre autres soldats nigérians le même jour dans une autre attaque près de la ville de Gamboru, près de la frontière avec le Cameroun.

L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier cette information de source indépendante.

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L'insurrection de Boko Haram est née en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins. Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.