Dix-huit personnes, dont sept militaires et membres des forces de sécurité, ont été tuées samedi en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres.

Samedi à l’aube, à Idleb, à 320 km au nord-ouest de Damas, des affrontements ont opposés l’armée régulière, les agents de sécurité et des groupes de déserteurs près des bâtiments du gouverneur de la ville, de la sécurité politique et de la direction de police.

Sept militaires et membres de la sécurité, dont un officier de l’armée régulière, ont été tués, ainsi que trois civils et cinq soldats déserteurs. Les accrochages se multiplient à travers le pays entre ces déserteurs appartenant à l’Armée syrienne libre (ASL) et l’armée régulière.

Lors de perquisitions à Tafas, dans la province de Deraa (sud) où avait commencé en mars la contestation contre le président Bachar al- Assad, un civil a été tué et cinq autres ont été blessés par les balles tirées par les services de sécurité, a indiqué l’OSDH.

Par ailleurs, à Homs, foyer de la rébellion dans le centre du pays, deux civils ont été tués, l’un par un tireur embusqué et l’ autre par les forces de sécurité à Bab Amro, un des quartiers sunnites les plus engagés dans la lutte contre le régime. Des tirs étaient par ailleurs entendus dans la région.

Cette annonce intervient au lendemain de la condamnation par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU du régime de Damas. La répression a fait plus de 4000 morts, dont plus de 300 enfants, depuis le mois de mars.