Un kamikaze a fait détoner sa ceinture d'explosifs au moment où des centaines de soldats étaient rassemblés pour encaisser leur solde mensuelle dans la caserne Al-Sawlaban, située à proximité de l'aéroport international d'Aden. Des groupes djihadistes opèrent en effet dans la grande ville du sud du Yémen. 

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Selon une source militaire citée par l'AFP, l'attaque a tué au moins vingt soldats et blessé une trentaine d'autres. Une source proche des services de sécurité, citée par Reuters, a de son côté fait état d'au moins 40 tués et d'une septantaine de blessés.

L'attentat n'a pas été revendiqué, mais le groupe Etat islamique (EI) s'est attribué par le passé la responsabilité de plusieurs attaques de ce type commises dans la ville portuaire d'Aden, sous le contrôle du gouvernement internationalement reconnu du Yémen.

Campagne anti-djihadistes

L'attaque a été perpétrée alors que les forces gouvernementales poursuivent depuis des mois une vaste campagne contre les djihadistes qui restent actifs dans le sud et l'est du Yémen.

Au Yémen, les forces loyalistes, soutenues depuis mars 2015 par une coalition militaire arabe, affrontent à la fois les rebelles chiites Houthis, qui contrôlent une partie du territoire dont la capitale Sanaa (nord), et des groupes djihadistes implantés dans le sud.

Les djihadistes de l'EI et d'Al-Qaïda ont multiplié les attentats ces derniers mois, notamment à Aden, en dépit de nombreux plans des forces gouvernementales pour sécuriser les zones urbaines sous leur contrôle depuis leur reprise aux Houthis l'an dernier.

Le dernier attentat revendiqué par l'EI a coûté la vie, le 29 août, à 71 personnes lorsqu'un kamikaze au volant d'une voiture piégée avait visé de jeunes recrues de l'armée à Aden.

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