Le président russe Dmitri Medvedev a souhaité lundi, en accueillant son homologue américain Barack Obama au Kremlin, que les deux pays tournent les «pages difficiles» de ces dernières années et en ouvrent de «nouvelles». «Nous espérons refermer une série de pages difficiles dans l’histoire des relations russo-américaines et en ouvrir de nouvelles», a déclaré M. Medvedev au début de leurs entretiens. «Nous avons toutes les chances de prendre des décisions importantes et nécessaires», a ajouté le président russe, évoquant les négociations en cours sur le désarmement nucléaire et la sécurité dans le monde.

«Si nous travaillons dur ces jours qui viennent, nous pouvons faire des progrès extraordinaires», lui a répondu le président américain, qui restera jusqu’à mercredi matin en Russie, «sur une série de questions, y compris de sécurité, économiques, énergétiques, environnementales, les Etats-Unis et la Russie ont plus en commun qu’ils n’ont de divergences».

Les deux pays ont exprimé le désir de relancer leurs relations - de remettre les «compteurs à zéro» selon l’expression consacrée de l’administration Obama - après des années de tensions dignes de la Guerre froide sous la présidence» de George W. Bush.

MM. Obama et Medvedev doivent s’entendre sur les paramètres du futur accord sur le désarmement nucléaire qui doit remplacer d’ici la fin de l’année le traité START I, expirant le 5 décembre.

Les deux pays doivent aussi annoncer, lors de ce sommet, un accord permettant aux Américains de faire transiter des hommes et du matériel militaire vers l’Afghanistan via la Russie, par voie aérienne et terrestre.

La guerre russo-géorgienne d’août 2008 a achevé de plonger au plus bas les relations entre les deux puissances, marquées par une série de lourds contentieux ces dernières années, de l’élargissement de l’Otan au projet de bouclier antimissile américain en Europe.