L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, très applaudi à son arrivée en compagnie de sa famille au palais de justice de Paris où il doit être jugé dans l’affaire Clearstream, a déclaré être «ici par l’acharnement d’un homme, Nicolas Sarkozy». Arrivé par la présidence du tribunal, M. de Villepin, entouré de sa femme et de ses trois enfants, a été bruyamment applaudi par plusieurs personnes et a pris la parole devant la presse dans la salle des Pas perdus.

«Je suis ici par la volonté d’un homme, je suis ici par l’acharnement d’un homme, Nicolas Sarkozy qui est aussi président de la République française. J’en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français», a déclaré celui qui doit être jugé pendant un mois notamment pour dénonciation calomnieuse.

Mâchoires serrées, l’air solennel, l’ancien Premier ministre, devenu avocat international, a ajouté: «certains voudraient croire qu’il n’y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France».

«Je veux redire que mon combat n’est pas un combat personnel, c’est le combat de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l’injustice, c’est le combat de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l’abus de pouvoir», a-t-il affirmé. «La justice est un bien précieux mais c’est aussi un bien fragile qui demande l’engagement de tous. Je sais que la vérité triomphera», a-t-il conclu avant de pénétrer dans la salle d’audience.

L’ancien Premier ministre est soupçonné d’avoir participé à une machination visant, selon l’accusation, à déstabiliser Nicolas Sarkozy en lui attribuant ainsi qu’à d’autres personnalités des comptes occultes dans la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Ces faux listings avaient été transmis à la justice.

Le procès doit s’achever le 23 octobre et la décision être mise en délibéré.