Assurance

Les dommages dus aux catastrophes naturelles dans le monde ont diminué au premier semestre

Sur les six premiers mois de 2019, les dommages naturels et d’origine humaine ont coûté environ 44 milliards de dollars. En moyenne au cours des dix dernières années, ce montant s’élevait à 109 milliards

Les catastrophes naturelles ont provoqué des dommages de 40 milliards de dollars (quasiment le même montant en francs) sur le plan mondial lors du premier semestre et les dégâts d’origine humaine 4 milliards, relève la première estimation de l’étude Sigma publiée jeudi par Swiss Re Institute. Pour l’ensemble de la branche, les dégâts assurés ont atteint 19 milliards.

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Ces chiffres sont en nette baisse par rapport à ceux du premier semestre 2018, qui avaient atteint 51 milliards de dollars pour les dégâts totaux, dont 26 milliards étaient assurés, indique le réassureur zurichois.

Cyclones et inondations

Les diverses catastrophes ont fait plus de 5000 victimes (décès et disparitions). Le cyclone Idai, qui a frappé le Malawi, le Mozambique, le Zimbabwe et Madagascar avec plus de 1000 morts, a été le plus dévastateur.

Les dommages globaux, qui comprennent les catastrophes naturelles (quelque 90% du total) et les dégâts d’origine humaine, se sont montés à 44 milliards de dollars, loin des 109 milliards qui constituent la moyenne des premiers semestres sur les dix années précédentes. Sur les 19 milliards de dollars couverts par les assurances au premier semestre, les cyclones et les inondations constituent l’essentiel de la part.


En vidéo: ce que coûtent les catastrophes naturelles


Les pays émergent sont moins bien couverts

L’étude met en évidence une nouvelle fois «l’écart de protection (couverture) dans les pays émergents» par rapport aux pays développés, observe dans le communiqué Martin Bertogg, responsable «Catastrophe Perils» chez Swiss Re, citant notamment le cyclone Fani en Inde, dont les dommages provoqués étaient très largement non couverts.

Fin juillet, Swiss Re avait annoncé un bénéfice net de près d’un milliard de dollars au premier semestre, bien au-dessus des attentes, en raison notamment de coûts maîtrisés pour les catastrophes naturelles, avec un ratio combiné (rapport primes/dommages) favorable et de bons résultats de placements.

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