États-Unis

Donald Trump admet que son fils a cherché des infos sur Hillary Clinton auprès d’une Russe

Le président américain a finalement admis dimanche que la rencontre entre son fils et une avocate russe proche du Kremlin avait pour but d’obtenir des informations compromettantes sur Hillary Clinton

Donald Trump a admis dimanche 5 août que son fils avait rencontré une avocate russe «pour obtenir des informations» sur son opposante à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton, et a qualifié cette rencontre de «totalement légale».

Dans un tweet, le président américain épingle sa cible favorite, les médias généralistes qualifiés de «fausses informations»: «Les Fake News rapportent, une pure invention, que je suis inquiet à propos de la réunion que mon merveilleux fils, Donald, a eu à la Trump Tower» en juin 2016. «Il s’agissait d’une réunion pour obtenir des informations sur une opposante, c’est totalement légal, et cela se fait tout le temps en politique – Et ça n’a mené nulle part. Je n’en savais rien!» affirme-t-il.

C’est la première fois que le président républicain évoque aussi clairement l’objet de de la réunion. Lorsqu’un intermédiaire lui avait promis des informations compromettantes supposées émaner du gouvernement russe sur Hillary Clinton, son fils Donald Trump Jr. avait accepté avec enthousiasme de rencontrer l’avocate russe Natalia Veselnitskaya dans la Trump Tower à Manhattan. L’avocate a nié par la suite avoir des liens avec le Kremlin.

Plusieurs versions au fil du temps

Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et son directeur de campagne de l’époque, Paul Manafort, étaient également présents lors de la rencontre à la Trump Tower. Paul Manafort est actuellement en procès pour fraudes bancaires et fiscales, des faits mis au jour par le procureur spécial Robert Mueller au cours de son enquête sur l’ingérence russe et les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et Moscou.

L’entourage de Donald Trump a avancé plusieurs versions depuis que l’existence de cette réunion a été révélée dans la presse il y a un an. Son fils avait dans un premier temps affirmé qu’elle avait porté sur un contentieux entre Washington et Moscou concernant les adoptions d’enfant. Mais depuis qu’il a admis sa teneur politique, les avocats du président le martèlent: la rencontre n’était pas illégale, rien n’en est sorti et Donald Trump n’était pas au courant de la réunion avant qu’elle ait eu lieu.

Donald Trump a réaffirmé la semaine dernière n’avoir rien su à l’avance de cette rencontre. Un argument qui ne convainc pas les démocrates. «Vous avez […] trompé le pays sur l’objectif de la réunion de la Trump Tower quand elle a été révélée. Maintenant vous dites que vous n’étiez pas au courant avant [qu’elle ait lieu]. Rien de tout cela n’est normal ou crédible», a lancé dimanche sur Twitter Adam Schiff, numéro deux de la Commission du renseignement à la Chambre des représentants.

Les avocats du président répètent que la rencontre de la Trump Tower, en tant que telle, n’a violé aucune loi. «La question est: en quoi serait-ce illégal?» a déclaré dimanche l’un de ces avocats, Jay Sekulow. «Quelle loi, quelle disposition, quelle règle, quelle régulation ont-ils été violés?»

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