Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi, d’un tweet laconique, qu’il n’assisterait pas à la prestation de serment de son successeur Joe Biden. «A tous ceux qui ont demandé, je n’assisterai pas à la prestation de serment le 20 janvier», a-t-il écrit.

Deux jours après les violences qui ont endeuillé le Capitole, ébranlé l’Amérique et sidéré le monde, la présidence Trump était vendredi au bord de l’implosion.

Appels à la démission, projets de procédure de destitution, feu de critiques contre un président accusé d’avoir sapé les institutions et jeté de l’huile sur le feu: à 12 jours de la fin de son mandat, Donald Trump, reclus dans la Maison Blanche, est extraordinairement seul.

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Dans un message vidéo diffusé jeudi soir, le tempétueux milliardaire a enfin reconnu sa défaite, même s’il n’a aucun moment cité – encore moins félicité – son successeur démocrate Joe Biden. Dans cet exercice destiné à tenter de sauver la fin de son mandat, il a également dénoncé «une attaque odieuse» sur le Capitole, sans jamais évoquer sa responsabilité dans ce drame qui a durablement terni l’image de l’Amérique à travers le monde.

«Trop tard», ont réagi à l’unisson nombre de responsables démocrates et républicains excédés, alors que les démissions au sein de son équipe rapprochée et de son gouvernement se multiplient. Certains de ses détracteurs estiment que le plus simple serait que le 45e président se taise et laisse de facto le vice-président Mike Pence aux commandes jusqu’au 20 janvier, date à laquelle Joe Biden prêtera serment.