L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, a rejoint l’équipe d’avocats du président américain Donald Trump, a annoncé jeudi son conseiller juridique Jay Sekulow. Une semaine après la saisie par la police fédérale (FBI) de milliers de documents et de fichiers électroniques au domicile et au bureau de Michael Cohen, avocat personnel du président, Jay Sekulow cherche ainsi à renforcer la défense de Donald Trump qui est confronté à de nombreux déboires judiciaires à haut risque.

«Le président a dit «Rudy est super. C’est mon ami depuis longtemps et il veut régler cette affaire rapidement pour le bien du pays», a indiqué Jay Sekulow dans un communiqué rendu public par la Maison-Blanche.

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Rudy Giuliani, maire de New York de 1994 à 2001, «a exprimé ses vifs remerciements au président pour lui avoir permis de le conseiller sur ces questions importantes», selon le communiqué. Deux autres avocats doivent rejoindre cette équipe juridique: Jane Serene Raskin et Marty Raskin, tous deux spécialisés dans la criminalité financière.

Des difficultés à recruter des avocats

Les déboires judiciaires de Donald Trump sont nombreux: de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, chargé de déterminer notamment s’il y a eu collusion entre l’équipe de campagne du milliardaire et la Russie lors de la présidentielle de 2016, aux allégations selon lesquelles il aurait acheté le silence de plusieurs femmes avec lesquelles il aurait eu des liaisons, en passant par l’examen des comptes de ses sociétés.

John Dowd, directeur de son équipe légale, a démissionné le 22 mars en raison, selon les médias américains, de profonds désaccords avec Donald Trump sur la stratégie à adopter dans l’enquête de Robert Mueller. Depuis cette date, le milliardaire a semblé avoir des problèmes à recruter des avocats prêts à assurer sa défense.

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Selon plusieurs médias américains, le tempérament de Donald Trump, qui accepterait mal les conseils, son image sulfureuse et l’existence de conflits d’intérêts potentiels, auraient poussé de nombreux juristes à décliner une collaboration.

«Je fais ça parce que j’espère que nous pouvons négocier un règlement qui soit bon pour le pays, et parce que j’ai beaucoup de respect pour le président ainsi que pour Robert Mueller», a indiqué Rudy Giuliani au Washington Post.