USA

Donald Trump en Arabie Saoudite: des contrats pour 380 milliards de dollars

Samedi à Riyad, le président américain a annoncé la signature d'énormes contrats de ventes d'armements, entre autres. Ce dimanche, il s'exprime sur l'islam, dans un discours fort attendu

Un responsable de la Maison Blanche a annoncé samedi des contrats de ventes d'armements d'une valeur de 110 milliards de dollars à l'Arabie saoudite, un allié traditionnel des Etats-Unis. Cette annonce a été faite à la fin de la première journée de la visite du président Donald Trump à Riyad. Ce dimanche, il s'exprime sur l'islam dans un discours qui suivront une cinquantaine de chefs de gouvernements.

«Le président et le secrétaire d'Etat (Rex) Tillerson vont assister à une cérémonie de signature de près de 110 milliards de dollars» d'accords militaires, a déclaré le responsable, à Riyad.

Ces accords visent à «soutenir à long terme la sécurité de l'Arabie saoudite et de la région du Golfe face aux menaces de l'Iran», a-t-il ajouté sans détailler ces accords.

Trump reçoit une médaille

Le roi Salmane a accueilli en personne Donald Trump, accompagné de son épouse Melania, sur le tapis rouge déroulé au pied d'Air Force One qui a atterri peu avant 10h (8h suisses) dans la capitale saoudienne.

Le président est apparu détendu, alors qu'à Washington, de nouveaux développements sur l'enquête russe venaient d'être révélés. Facteur d'inquiétude supplémentaire pour la Maison Blanche: le Sénat a annoncé que l'ex-chef du FBI James Comey, silencieux depuis son limogeage brutal il y a dix jours, avait accepté de témoigner.

Le roi Salmane a serré la main à M. Trump, ainsi qu'à son épouse qui était habillée sobrement, avec les cheveux au vent, contrairement aux Saoudiennes qui sont obligées de se couvrir la tête en public. Les deux hommes ont paru très à l'aise. Au palais royal d'Al-Yamama, le roi a décoré M. Trump de la médaille roi Abdelaziz, la plus haute distinction civile.

Contexte agité

Quelques heures plus tôt, à peine Air Force One avait-il décollé de la banlieue de Washington que de nouveaux développements sur l'enquête russe étaient révélés. Facteur d'inquiétude supplémentaire pour la Maison Blanche: le Sénat annonçait que l'ex-chef du FBI James Comey, silencieux depuis son limogeage brutal il y a dix jours, avait accepté de témoigner.

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Si ses prédécesseurs réservaient traditionnellement leur premier déplacement à leur voisin direct - Mexique ou Canada -, l'ex-magnat de l'immobilier a, lui, choisi la monarchie pétrolière saoudienne, première étape d'un long périple qui s'achèvera en Europe.

Pour un islam «pacifique»

Dimanche, toujours à Riyad, le président américain prononcera devant une cinquantaine de dirigeants de pays musulmans un discours soulignant ses «espoirs» pour une «vision pacifique» de l'islam.

Ce sommet a été «béni» par l'imam de La Mecque qui a rappelé que le royaume saoudien était «porteur de la bannière de l'islam». «J'exprimerai la position du peuple américain de manière franche et claire», a promis M. Trump dans son allocution hebdomadaire diffusée vendredi soir.

Il y a huit ans, son prédécesseur Barack Obama avait, depuis Le Caire, appelé à un «nouveau départ» entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, «un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel».

Contrats d'armement

La visite de Donald Trump devrait aussi donner lieu à des annonces de contrats d'armement chargés de promesse pour l'industrie américaine.

«L'énorme point d'interrogation à garder en tête, si l'Arabie saoudite signe des contrats pour un total de 100 milliards de dollars, est de savoir comment ils pourront régler la facture, avec les prix actuels du pétrole», tempère Bruce Riedel, ancien de la CIA aujourd'hui analyste à la Brookings Institution. 

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Ensuite: Israël, Bruxelles et Vatican

Malgré cet incident, l'Arabie saoudite, où Donald Trump passera deux jours, pourrait en définitive être l'étape la plus aisée du voyage du nouveau locataire de la Maison Blanche, qui peine à prendre ses marques.

Son périple le mènera également en Israël, dans les Territoires palestiniens, au Vatican, à Bruxelles et en Sicile pour les sommets de l'Otan et du G7 où les alliés européens de Washington seront en quête d'engagements clairs.

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