Etats-Unis

Donald Trump contre-attaque sur le décret migratoire et les médias «malhonnêtes»

Critiquée pour son décret anti-immigration, l'administration Trump a affirmé que la mesure relevait entièrement de «l'autorité du président» et dénoncé l'interprétation «très excessive» du juge fédéral

Donald Trump a défendu lundi son décret anti-immigration attaqué de toutes parts, évoqué de mystérieuses attaques terroristes ignorées par les médias... et fait savoir qu'il ne porte pas de peignoir. 

L'interprétation «très excessive» du décret

L'administration Trump a défendu son décret anti-immmigration, contesté en justice, et affirmé que cette mesure relève entièrement de «l'exercice légal de l'autorité du président». L'argumentaire soumis lundi soir à la cour d'appel fédérale de San Francisco dénonce l'interprétation «très excessive» du juge fédéral qui a bloqué l'application du décret et marque une nouvelle étape dans une bataille juridique qui promet d'être longue.

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Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple se sont joints à la plainte contre le décret anti-immigration de Donald Trump, devant la justice fédérale avec près de 130 entreprises américaines, dont de nombreux poids lourds de la Silicon Valley.

Ces entreprises qui font souvent appel à des talents étrangers s'inquiètent des «dommages» causés par une restriction trop sévère de l'immigration pour «l'innovation et la croissance».

La presse accusée de ne pas médiatiser certains attentats

Donald Trump s'en est pris une nouvelle fois aux médias «malhonnêtes», les accusant de «ne pas couvrir» certains attentats, sans aucun élément à l'appui.

«L'Etat islamique est engagé dans une campagne de génocide, commettant des atrocités à travers le monde.»

Assurant que les «terroristes islamistes radicaux» étaient déterminés à frapper les Etats-Unis comme ils l'ont déjà fait lors des attentats du 11 septembre, ou Boston, Orlando ou San Bernardino, le président a souligné que c'était aussi le cas en Europe.

«Ils ont leurs raisons et vous le savez bien», a-t-il mystérieusement ajouté devant les militaires de la base de MacDill (Tampa, Floride).

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Une histoire de peignoir

La Maison Blanche a vertement critiqué un article du New York Times publié lundi sur Donald Trump indiquant, entre autres, que le président «regarde la télévision en peignoir» à la Maison Blanche.

«Je ne crois pas que le président possède un peignoir et il est clair qu'il n'en porte pas», a réagi son porte-parole Sean Spicer. «Cette histoire est truffée de tellement d'erreurs qu'ils doivent des excuses au président», a t-il ajouté.

Un Patriot va boycotter la Maison Blanche

Martellus Bennett, l'un des joueurs des New England Patriots, vainqueurs dimanche du Super Bowl, la grande finale de football américain, a annoncé qu'il boycottera la visite de son équipe à la Maison Blanche.

«Je n'irai pas (...) Les gens savent ce que je pense», a déclaré le joueur noir, très critique du président américain. 

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