Lors d'une conférence de presse décousue, le président américain Donald Trump a annoncé mettre fin mardi au régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hongkong. Il a signé une loi prévoyant des sanctions contre la répression dans le territoire chinois. Cette mesure répond à l'imposition par la Chine à Hongkong d'une loi draconienne sur la sécurité nationale.

La loi sur l'autonomie de Hongkong, approuvée à l'unanimité par le congrès des Etats-Unis, «donne à mon administration de puissants nouveaux outils pour faire rendre des comptes aux individus et aux entités impliqués dans la répression des libertés à Hongkong», a souligné Donald Trump.

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«J'ai aussi signé un décret mettant fin au traitement préférentiel pour Honkong», a-t-il ajouté. «Hongkong sera traité comme la Chine: pas de privilège spécial, pas de traitement économique spécial et pas d'exportations de technologies sensibles.»

Trump prévoir une fuite des cerveaux de Hongkong

Le milliardaire républicain a estimé que le contrôle exercé par Pékin sur Hongkong marquait la fin du pouvoir économique du territoire. «Nous avons perdu un concurrent très sérieux», a-t-il ajouté. Il a aussi prédit une hémorragie des cerveaux à Hongkong. «Leur liberté leur a été retirée [...] beaucoup de gens vont partir.»

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Organisée pour annoncer ces mesures contre la Chine, la conférence de presse de Donald Trump a vite tourné en réunion de campagne, à moins de quatre mois du scrutin présidentiel de novembre. Le président américain, devancé par Joe Biden dans les sondages, a accusé le candidat démocrate d'avoir été complaisant envers la Chine. «Il n'a jamais rien fait, à part prendre de très mauvaises décisions», a-t-il affirmé. «Surtout en politique étrangère.»