«Avec les frappes menées contre les Brigades du Hezbollah fin décembre et l'opération contre Soleimani», les Etats-Unis pensent avoir «rétabli un certain niveau de dissuasion» vis-à-vis de l'Iran, a déclaré mercredi le chef du Pentagone Mark Esper. «Mais nous verrons. L'avenir le dira. Les Etats-Unis s'attendent à ce que les milices chiites irakiennes continuent à mener des opérations contre les forces américaines en Irak, «qu'elles soient dirigées directement ou non par l'Iran», a-t-il poursuivi. Il faudra alors «réagir fermement pour nous assurer que nous maintenons ce niveau de dissuasion à un niveau élevé», a conclu Mark Esper.

Quel impact la décision de Donald Trump d’éliminer le général iranien Qassem Soleimani aura-t-elle sur la procédure de destitution et ses chances de réélection? Bien malin celui qui pense y voir clair, entre l’extrême volatilité de la situation et la versatilité du président. Mardi soir, 22 missiles iraniens ont visé des bases américaines en Irak, sans provoquer de morts côté américain. Etait-ce délibéré, pour éviter une surenchère de Washington? C’est ce qu’affirme le Pentagone. Le ministre des Affaires étrangères iranien assure de son côté ne «pas chercher l’escalade ou la guerre» et avoir opté pour des représailles «proportionnées».

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