Donald Trump a évoqué mardi la tenue de discussions «à très haut niveau» avec Kim Jong-un à l’approche de sa rencontre «probablement début juin» avec le dirigeant nord-coréen.

Selon le Washington Post, le directeur de la CIA – et futur secrétaire d’Etat – Mike Pompeo a effectué une visite secrète à Pyongyang au cours de laquelle il a rencontré le dirigeant nord-coréen lors du week-end de Pâques. La Maison-Blanche comme la CIA se sont refusées à tout commentaire. La réunion visait à organiser le sommet entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump.

Optimiste sur cette rencontre

Depuis sa luxueuse propriété de Mar-a-Lago, en Floride, où il a accueilli sous un soleil éclatant le premier ministre japonais Shinzo Abe, le président américain a parlé de «cinq lieux» possibles pour ce tête-à-tête historique qui aura lieu début juin «si tout se passe bien».

Abordant les préparatifs en cours, le chef d’Etat américain a fait preuve d’un certain optimisme. «Ils nous respectent. Nous les respectons. L’heure est venue de parler, de résoudre les problèmes», a-t-il lancé. «Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n’est pas un problème pour les Etats-Unis, le Japon ou un autre pays, c’est un problème pour le monde.»

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La Maison-Blanche a par ailleurs précisé que Donald Trump n’avait pas directement été en contact avec le leader nord-coréen, contrairement à ce qu’il avait indiqué en réponse une question sur ce thème.

Shinzo Abe salue le «courage» de Donald Trump

Insistant sur ses excellentes relations avec Shinzo Abe – «Nous nous parlons tout le temps» – le président américain a promis à ce dernier d’aborder, lors des négociations avec Pyongyang, la question des ressortissants japonais enlevés par la Corée du Nord dans les années 1970 et 1980. Cette question, très sensible sur l’archipel, est régulièrement mise en avant comme une priorité par le gouvernement japonais.

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A plusieurs reprises, Shinzo Abe a loué la «détermination inébranlable» et le «courage» de son homologue américain sur le dossier nord-coréen, louant une fermeté qui a abouti, selon ses termes, à «un changement majeur» dans l’attitude de Pyongyang.

Avec cette visite, Shinzo Abe, en difficulté dans son pays, tentera d’abord de se repositionner au cœur du jeu nord-coréen. «Le Japon veut sa place à la table au lieu d’assister en spectateur à une série de rencontres de Kim avec les dirigeants chinois Xi Jinping, sud-coréen Moon Jae-in et américain Donald Trump», souligne Mireya Solis, de la Brookings Institution à Washington.

Sur la question du commerce, le tête-à-tête pourrait cependant s’avérer plus délicat. Après la décision de mettre en place des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, Donald Trump a accepté des exemptions pour les principaux alliés des Etats-Unis… à l’exception du Japon.