États-Unis

Donald Trump en franc-tireur prudent à l'ONU

A New York, le président américain a été ferme à l’égard de l’Iran, mais moins agressif que d’habitude. En coulisses, Emmanuel Macron et Angela Merkel œuvrent pour tenter de rapprocher Donald Trump du président iranien Rohani. La Suisse aussi

Quand un président américain imprévisible, habitué aux excès et avide de politique spectacle, s’exprime à l’Assemblée générale de l’ONU, les pires craintes sont permises. Ses propos sur l’Iran étaient très attendus. Si Donald Trump a été très ferme à propos du régime iranien, qu’il continue de qualifier de «premier parrain du terrorisme à l’échelle mondiale», il s’est montré un peu moins menaçant que d’habitude.

Voix grave et posée, débit lent, à mille lieues des propos enflammés de ses meetings politiques, Donald Trump a renoncé mardi à adopter un ton guerrier et provocateur. En 2017 pourtant, il n’avait pas hésité, à cette même tribune, à menacer de «détruire totalement» la Corée du Nord. Il faut dire que le président américain se trouve dans une situation délicate.