Quand un président américain imprévisible, habitué aux excès et avide de politique spectacle, s’exprime à l’Assemblée générale de l’ONU, les pires craintes sont permises. Ses propos sur l’Iran étaient très attendus. Si Donald Trump a été très ferme à propos du régime iranien, qu’il continue de qualifier de «premier parrain du terrorisme à l’échelle mondiale», il s’est montré un peu moins menaçant que d’habitude.

Voix grave et posée, débit lent, à mille lieues des propos enflammés de ses meetings politiques, Donald Trump a renoncé mardi à adopter un ton guerrier et provocateur. En 2017 pourtant, il n’avait pas hésité, à cette même tribune, à menacer de «détruire totalement» la Corée du Nord. Il faut dire que le président américain se trouve dans une situation délicate.