Donald Trump a persisté à contester sa défaite à la présidentielle américaine. Le président américain sortant a limogé le patron de l'agence gouvernementale en charge de la sécurité des élections (CISA), qui a contesté les accusations faites par le milliardaire de fraudes à la présidentielle. Le républicain continue à nier sa défaite.

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«La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu'il y a eu des irrégularités et des fraudes massives», a écrit mardi Donald Trump dans un tweet. «C'est pourquoi, Chris Krebs a été démis de ses fonctions de directeur de l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, avec effet immédiat.»

Deux semaines après l'élection du 3 novembre, le président sortant affirme toujours qu'il a gagné et fait état, sans preuves, d'irrégularités lors de l'élection.

Cette agence gouvernementale, baptisée CISA, s'efforçait ces derniers jours à rejeter les accusations de fraude électorale de grande ampleur. «Il n'existe aucune preuve d'un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit», avait-elle souligné dans un communiqué, aux côtés d'autres agences américaines chargées de la sécurité des élections. «L'élection du 3 novembre a été la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis», assuraient-elles encore.

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«Ce fut un honneur de servir», a réagi Chris Krebs dans un tweet assorti du mot-dièse #Protéger2020.

Un «abus de pouvoir» dénoncé par les démocrates

L’annonce du président a immédiatement été dénoncée par l’opposition démocrate qui appelle à accélérer le processus de transition.

«Il est pathétique, mais tristement prévisible, que le maintien et la protection de nos processus démocratiques soient une cause de licenciement», a dénoncé le chef démocrate de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff.

L’ancienne candidate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren a qualifié pour sa part le limogeage «d’abus de pouvoir» par un président «faible et désespéré» qui relaie des «théories du complot».

Le 45e président des Etats-Unis, qui a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs directs Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, a dès le jour de l'élection, adopté une posture très belliqueuse, promettant une véritable guérilla judiciaire.