La déflagration continue de résonner à Genève. Les organes de l’ONU ou les organisations de défense des droits de l’homme pourront-ils continuer de dénoncer les crimes commis par les Etats-Unis, par Israël ou par l’Arabie saoudite? Il y a une semaine, l’administration américaine a menacé de sanctionner les magistrats de la Cour pénale internationale (CPI) qui voudraient enquêter sur de possibles crimes de guerre commis par des soldats des Etats-Unis en Afghanistan. Mais, à la vérité, énoncées par Donald Trump dans un décret présidentiel, les menaces sont tellement larges qu’elles n’ont pratiquement pas de limites. «La moitié de la Genève internationale peut se sentir visée par ces menaces», note avec ironie un expatrié à Genève.