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Un soutien aux «Dreamers» devant Disneyland, à Anaheim (Californie) le 22 janvier. /REUTERS /Lucy Nicholson
© LUCY NICHOLSON

Immigration

Donald Trump parle de régulariser les «Dreamers»

Le président américain a évoqué leur naturalisation «dans l’avenir, sur une période de dix à douze ans». Leur régularisation est réclamée par les démocrates qui menacent, faute d’accord, de provoquer un nouveau «shutdown»

Le président américain Donald Trump a fait mercredi une ouverture sur la question très délicate des Dreamers, ces centaines de milliers d'immigrés entrés illégalement aux Etats-Unis, alors qu'ils étaient enfants. Il a évoqué leur possible naturalisation à terme.

«Les choses commencent à bouger. Cela va se faire, à un certain point dans l'avenir, sur une période de dix à douze ans», a déclaré Donald Trump lors d'un échange impromptu avec des journalistes à la Maison-Blanche. «Je pense que c'est une bonne chose d'avoir une incitation, après un certain temps, à pouvoir devenir citoyen.» Il doit présenter lundi ses propositions pour, espère-t-il, mettre fin à des mois de bras de fer entre démocrates et républicains sur ce sujet sensible.

Lire aussi: Un juge bloque la fin de la protection des «Dreamers» décidée par Trump

La situation de ces Dreamers est une source de blocage au congrès des Etats-Unis. Au nombre de 690 000, ces derniers sont actuellement protégés par un programme mis en place par l'ancien président Barack Obama. Baptisé DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), celui-ci leur permet de travailler et d'étudier aux Etats-Unis.

La régularisation des «Dreamers» en échange du mur

Donald Trump a abrogé le programme en septembre jugeant qu'il n'était pas constitutionnel. Il a donné jusqu'en mars au congrès pour trouver une solution. Interrogé sur cette échéance qui inquiète ces centaines de milliers de personnes qui redoutent de se retrouver du jour au lendemain à la merci d'une expulsion, le président américain s'est voulu rassurant.

«Dites-leur de ne pas être inquiets. (...) Cela dépend des démocrates, mais ils ne devraient pas être inquiets», a-t-il répondu. Les démocrates exigent une solution pour ces derniers et menacent, faute d'accord, de provoquer une nouvelle paralysie des administrations fédérales, un shutdown, comme cela s'est produit le week-end dernier.

Lire aussi: Aux Etats-Unis, un petit «shutdown» et puis s'en va

Les républicains sont globalement d'accord pour régulariser ces jeunes «rêveurs», mais Donald Trump exige en échange le vote de crédits pour ériger le mur promis à la frontière avec le Mexique. Il a souligné mercredi qu'il estimait à 25 milliards de dollars les fonds nécessaires à ce stade pour sa construction, auxquels il faudrait ajouter 5 milliards de dollars pour le renforcement des mesures de sécurité à la frontière «Si n'y a pas de mur, il n'y a pas de DACA», a-t-il ajouté.

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