Que dit la cote de popularité de Donald Trump de ses chances de réélection? Tout d’abord, il faut avoir ceci à l’esprit: en 2016, il a été élu alors même que sa rivale démocrate Hillary Clinton avait remporté le vote populaire, avec presque 3 millions de voix de plus. C’est toute l’incongruité du système électoral américain. Les citoyens votent de façon indirecte, en faveur de grands électeurs. Mais les candidats remportent ensuite l’ensemble des grands électeurs des Etats dans lesquels ils sont arrivés en tête, même si c’est de peu. Et c’est ce résultat-là qui compte. Au final, c’est le collège des 538 grands électeurs qui élira officiellement le président à la mi-décembre.

Basse mais relativement stable

Il y a quatre ans, Donald Trump avait ainsi remporté le vote de 304 délégués contre 227 pour sa rivale. C’est ce qui lui a ouvert les portes de la Maison-Blanche, même si, dans les faits, moins d’Américains l’ont plébiscité. Ce scénario pourrait se répéter. Joe Biden a donc beau être donné gagnant dans les sondages nationaux, ces prévisions doivent être interprétées avec prudence. L’élection se jouera en fait surtout dans une poignée de «Swing States», les fameux Etats pivots, dont la majorité peut vite basculer d’un camp à l’autre. La campagne de Trump se concentre notamment sur le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Des Etats remportés en 2016, mais où Joe Biden fait actuellement la course en tête.