L’issue de la longue nuit des élections a créé la surprise chez tout le monde. Même le camp des républicains ne s’attendait pas à de tels résultats. La cheffe de campagne de Donald Trump commente «Wow. Wow. Wow. Le «New York Times» nous donne 53% de chance de gagner».

Dans les quartiers généraux des démocrates, les partisans d’Hillary Clinton sont atterrés. Les supporteurs de la candidate ont déchanté au fur et à mesure que plusieurs Etats clés basculaient en faveur de Donald Trump: la chaîne de télévision CNN montre des supporters en pleurs. Alors que presque tous les modèles mathématiques misaient sur une victoire assez large de la candidate démocrate jusqu’à la veille de l’élection.

Durant la campagne, nombre d’Américains déclaraient qu’ils envisageaient de déménager au Canada si Donald Trump accédait à la présidence. Dû à un trop grand nombre de visites d’internautes, le site de l’immigration du Canada a connu des difficultés toute la soirée et ne répond toujours pas à l’heure actuelle.

Google a également noté une forte augmentation des recherches impliquant les mots «immigration» et «Canada» après 22h40, heure locale.

Sous le coup probable de l’émotion, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis Gérard Araud a exprimé son inquiétude sur Twitter. «Après Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige.» Mais il a depuis effacé son tweet. Bonnes relations diplomatiques obligent, même s’il avait déjà recadré sèchement le républicain après les attentats de Paris, le traitant de «vautour».

A son réveil, l’Europe prodémocrate découvre avec horreur le résultat de l’élection de la nuit et reflète son incrédulité sur les réseaux. «On a pris nos désirs pour des réalités», tweete la reporter française Anne Nivat. Le présentateur de la RTS Darius Rochebin cite Donald Trump lui-même en rappelant sa phrase: «Il est toujours bon d’être sous-estimé.»