A la veille de sa prestation de serment comme président des Etats-Unis, Donald Trump a promis jeudi aux Américains de rassembler une nation politiquement déchirée, lors d'un bref discours à Washington.

«Nous allons rassembler notre pays», a-t-il déclaré à la fin d'un concert de célébration organisé dans la capitale fédérale, devant des milliers de ses partisans. «Nous allons faire en sorte que l'Amérique soit grande pour tout le monde, partout dans le pays. Cela inclut les centres urbains, cela inclut tout le monde», a ajouté le successeur de Barack Obama.

Comme lors de ses meetings de campagne, Donald Trump s'est particulièrement adressé à ses partisans. «Il n'y a jamais eu de tel mouvement», leur a-t-il dit, relatant son ascension improbable au sommet de la politique américaine.

Lire aussi: Donald Trump, le premier «président hologramme»

«Le dernier mois de campagne, nous savions qu'il se passait quelque chose de spécial», a-t-il raconté. «Les sondages ont commencé à monter, monter, monter, mais ils ne voulaient pas nous croire car ils nous avaient oublié».

«Je vous le promets, les choses vont changer.»

«Je vous promets que je travaillerai dur», a-t-il dit. «Nous allons ramener nos emplois. Nous n'allons plus laisser les autres pays voler nos emplois. Nous allons développer notre grande armée (...) Nous allons renforcer nos frontières. Nous allons faire des choses qui n'ont pas été faites depuis de nombreuses décennies».

Des milliers de New Yorkais et des célébrités rassemblés

Au même moment, jeudi soir, une brochette de célébrités, de Robert de Niro à Cher en passant par Michael Moore et Alec Baldwin, a manifesté avec des milliers de New-Yorkais, appelés à se mobiliser contre Donald Trump à la veille de son investiture à Washington.

«Quoi qu'il arrive, nous Américains, nous New-Yorkais, nous patriotes, resterons unis pour nos droits et pour les droits de nos concitoyens», a lancé depuis une tribune Robert de Niro à la foule qui occupait l'avenue bordant Central Park jusqu'à Columbus Circle, où se dresse la tour du Trump International Hotel.

«Va-t-on avoir 100 jours de résistance? Formidable!», a déclaré avec son ironie habituelle l'acteur Alec Baldwin, devenu en quelques semaines le plus célèbre caricaturiste du nouveau président américain. Il l'imite en effet chaque semaine dans la célèbre émission télévisée Saturday Night Live, ce qui lui a valu des tweets rageurs du président-élu.

Donald Trump «n'a pas de mandat», a affirmé pour sa part le réalisateur Michael Moore, sa célèbre casquette de baseball vissée sur le crâne. «Nous sommes la majorité. N'abandonnez pas, je n'abandonnerai pas!», a-t-il ajouté, assurant que Donald Trump «ne durera pas quatre ans».

«Trump aime à dire qu'il a bâti un mouvement: maintenant c'est à nous de bâtir un mouvement, cela commence ce soir et dans tout le pays», a déclaré le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, candidat à sa propre réélection en novembre, en citant la santé, le changement climatique ou la défense des sans-papiers parmi les batailles à mener.

Selon l'analyste politique Sam Abrams, professeur au Sarah Lawrence College de New York, la métropole américaine, qui a voté à 80% pour Hillary Clinton, pourrait devenir l'une des principales plateformes d'opposition au nouveau président américain.