Dimanche, le président Donald Trump a partagé sur son compte Twitter une vidéo bien singulière, montrant un affrontement verbal violent entre plusieurs de ses soutiens et de ses opposants, avant qu'un homme ne hurle «white power», le cri de ralliement des suprémacistes blancs.

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Apparemment filmée dans une résidence privée pour retraités en Floride, on voit d'abord un homme, conduisant une voiturette de golf ornée de pancartes «Trump 2020» et «America First», être apostrophé par des manifestants qui le traitent de «raciste». L'homme décide alors de répondre, poing levé: «White power, voilà, white power».

Donald Trump a relayé la vidéo en l'accompagnant du message «Merci aux super habitants des Villages», du nom de cette communauté pour les plus de 55 ans, qui accueille 115 000 habitants dans le nord de la Floride. Quelques heures plus tard, alors que la polémique commençait à monter dans les médias américains, le milliardaire républicain a supprimé son retweet.

Une action «indéfendable»

«Le président Trump est un grand fan des Villages. Il n'a pas entendu le message dans cette vidéo. Ce qu'il a vu, c'est un enthousiasme incroyable de la part de ses soutiens», a expliqué un porte-parole de la Maison-Blanche, Judd Deere. Tim Scott, le seul sénateur républicain noir, avait qualifié dans la matinée cette vidéo d'«insultante» et avait demandé au président de la supprimer.

Un geste de la part de Donald Trump qui reste «indéfendable», pour le président du parti démocrate Tom Perez. «Le président essaie de jouer la carte de l'ignorance, mais la consistance de ses actions - de Charlottesville à Lafayette Square - recouvrent le vide de ses mots», a-t-il dénoncé.

Donald Trump est accusé par ses adversaires démocrates de proximité avec les suprémacistes blancs, qui l'ont largement soutenu en 2016. Après des affrontements violents entre manifestants antiracistes et néonazis à Charlottesville, une petite ville de Virginie, en août 2017, le président américain avait créé la polémique, même dans son propre camp, lorsqu'il avait déclaré voir des gens biens «des deux côtés».

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Depuis un mois, alors que les Etats-Unis sont engagés dans une relecture de leur passé raciste, Donald Trump a vivement critiqué les manifestants qui ont tenté de déboulonner des statues de personnalités confédérées ou esclavagistes, notamment dans le square Lafayette, près de la Maison-Blanche.