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Donald Trump a signé deux décrets mardi pour relancer des projets d’oléoducs freinés sous l’administration Obama.
© KEVIN LAMARQUE

Etats-Unis

Donald Trump relance deux projets d’oléoducs controversés

Le président des Etats-Unis a signé deux décrets pour relancer les chantiers de pipelines stoppés sous l’administration Obama. Les opposants annoncent qu’ils vont relancer la bataille

Les craintes de Dave Archambault II se concrétisent. Le chef sioux incarne le combat de la tribu de Standing Rock contre la construction d’un pipeline dans le Dakota du Nord. «Renard courageux» a pu se vanter, après de longues et difficiles négociations, d’avoir fait plier, en décembre, les autorités américaines, prêtes à explorer des «routes alternatives», comme l’avait souligné Jo-Ellen Darcy, sous-secrétaire aux travaux publics de l’armée américaine. Les Sioux, épaulés dans leur combat par des nombreuses associations écologistes, s’érigent contre le fait que le tracé du pipeline menacerait ses sources d’eau potable et passe par plusieurs sites sacrés où sont enterrés ses ancêtres.

Mais aujourd’hui, Donald Trump, comme le craignait le chef sioux, relance ce projet d’oléoduc de la compagnie Energy Transfer Partners, tout comme un autre projet controversé: le pipeline Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, un gigantesque projet qui avait également été bloqué par son prédécesseur Barack Obama. Le président américain a signé deux décrets en sens mardi en fin de matinée dans le Bureau ovale, «pour renégocier les termes du contrat».

Lire aussi: Le combat d’un chef sioux au nom des Amérindiens

Le combat est donc prêt à reprendre du côté de la tribu sioux de Standing Rock. Les Sioux ne contestent pas le projet du Dakota Access Pipeline en tant que tel, mais bien son tracé. Ils resteront vigilants sur ce point. Ils viennent d'annoncer qu'ils envisagent une action en justice. 

Donald Trump avait déjà promis durant sa campagne de relancer la construction de l’oléoduc, sans forcément étudier de routes alternatives, et surtout celui du Keystone XL, 1900 kilomètres entre l’Ouest du Canada et le Nebraska, d’où il pourrait ensuite rejoindre les raffineries du golfe du Mexique. Barack Obama l’avait bloqué fin 2015, estimant que «transporter du pétrole brut plus sale jusque dans notre pays ne renforce pas la sécurité énergétique des Etats-Unis» et que les Etats-Unis perdraient ainsi le leadership dans la lutte contre le changement climatique. Un argument qui ne pèse pas lourd pour Donald Trump, qui n’a jamais caché son climatoscepticisme. La page consacrée aux changements climatiques sur le site de la Maison Blanche a d’ailleurs été supprimée à peine il est entré en fonction.

Lundi, le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, avait déjà annoncé la couleur à propos du Dakota Access Pipeline. Il a insisté sur le fait que le projet permettait de créer des emplois, de relancer l’économie et de renforcer la sécurité énergétique des Etats-Unis. Ces nouvelles décisions remobilisent les opposants. Greenpeace annonce déjà sur son site internet relancer le combat. «Une puissante alliance de communautés indigènes, de fermiers et d’activistes climatiques sont parvenus à bloquer Keystone et le Dakota Access Pipeline une première fois, et ces mêmes groupes vont unir leurs forces pour les freiner une nouvelle fois», commente sa directrice Annie Leonard.

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