En pleine campagne électorale, Donald Trump a désormais un nouvel adversaire: le Covid-19. Si la course à la Maison-Blanche 2020 promettait déjà d’entrer dans les livres d’histoire comme une cuvée «extraordinaire», avec le tout premier président américain touché par une procédure de destitution à viser sa réélection, c’est désormais la pandémie qui va en dicter l’agenda. Celui de Donald Trump en particulier. Or il s’est réveillé très tard. Et les annonces faites déconcertent.

Après les dénigrements, les errances et une dangereuse propension à minimiser la réalité, venus ponctuer trois ans d’un mandat déjà chaotique, Donald Trump ne s’est adressé au peuple américain que mercredi soir. Pour dire quoi? Que les Etats-Unis ferment leurs portes aux Européens. Cette mesure a aussitôt semé la zizanie, affolé les marchés boursiers et crispé l’UE, qui déplore une décision prise de façon unilatérale, sans la moindre concertation. Les compagnies aériennes broient du noir. Voilà les principaux effets de sa décision. Comment est-il encore possible de déclarer «Ce n’est pas une crise financière. C’est juste un épisode limité dans le temps, que nous allons surmonter, en tant que nation et sur la planète entière»?