L'essentiel de ce 21 janvier 2020

Mardi matin, 21 janvier 2020, le Forum de Davos a démarré avec des propos véhéments de Greta Thunberg, pourfendant ces responsables globaux qui n'agissent pas, à ses yeux (voir ci-dessous, 9h15).

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a inauguré le Forum en disant sa «préoccupation» face à l'état du monde, «en feu», comme l'avait illustré le secrétaire général de l'ONU (voir à 11h15).

Le très attendu discours de Donald Trump a porté pour l'essentiel sur son bilan économique, qu'il a défendu avec moult chiffres concernant l'emploi, les avancées selon lui de la classe moyenne ou le caractère «exemplaire» du système américain (des parties de ses propos ci-dessous, à 12h).

En fin de journée, Simonetta Sommaruga a résumé la discussion du Conseil fédéral avec le président américain. Economie, position des pharmas, éventuel accord de libre échange et climat ont été évoqués (à 17h53).


18h30. Le carnet de Chappatte

Ce suivi en continu s'arrête ici. Retrouvez sur notre site nos analyses de ces heures grisonnes.

A lire: Greta Thunberg-Donald Trump: une non-rencontre au sommet 

Et: A Davos, Donald Trump et les prophètes de l’apocalypse  

Pour bien finir la journée, notre dessinateur Chappatte nous offre son journal du jour.

■ 17h53. La présidente de la Confédération a résumé sa discussion avec Donald Trump

Simonetta Sommaruga a tenu son point de presse après sa rencontre avec son homologue américain. Elle a eu 23 minutes de retard, «parce notre discussion a duré plus longtemps que prévu, ce qui est bon signe».

Elle souligne le «très fort optimisme» du président américain. Elle «a évoqué la question du climat» avec lui, indique-t-elle. Elle a tenu à souligner le caractère global du problème, et a rappelé que la Suisse veut tenir ses engagements en matière de CO2. Elle a argué du fait que le défi climatique pose des défis et des opportunités en matière de nouvelles technologies.

Quatre ministres – Simonetta Sommaruga, Ignazio Cassis, Guy Parmelin et Ueli Maurer – ont parlé avec le locataire de la Maison-Blanche. Celui-ci les a salué pour le rôle de la Suisse dans la représentation des intérêts américains en Iran, dit la présidente. Elle affirme avoir obtenu le soutien américain à propos d'un «canal humanitaire» pour la population iranienne.

Les représentants du Conseil fédéral ont en outre abordé le projet d'accord de libre échange, mais «il reste du travail».

■ 17h36. Avant la rencontre avec Simonetta Sommaruga: Donald Trump a parlé libre échange, la ministre de climat

Donald Trump veut un accord de libre-échange avec la Suisse. Il est venu parler mardi «essentiellement de commerce» avec Simonetta Sommaruga, a-t-il indiqué, relayé par l'ATS. «J'aimerais avoir un accord» sur le commerce, a-t-il relevé au début de la rencontre entre les deux dirigeants, accompagnés de plusieurs membres des deux gouvernements. «Voyons ce que nous pouvons faire», a-t-il dit, tout en relevant que, certes, les deux pays travaillaient sur d'autres dossiers.

«Je suis ravie de continuer nos contacts» entre gouvernements, a affirmé la présidente de la Confédération à Donald Trump. Elle a ajouté vouloir aborder «quelque chose qui nous concerne tous, le réchauffement climatique», provoquant une moue chez son interlocuteur, précise l'agence de presse.

■ 17h36. Les marcheurs arrivent

Cette fois, les marcheurs qui traversaient une partie du pays depuis dimanche arrivent à Davos. En fin de journée, quelque 400 personnes ont exprimé leurs protestations contre le Forum.

■ 17h15. Mais où sont les manifestants?

Il doit y avoir une manifestation depuis 17h. Pour l'heure, à part quelques panonceaux et du Queen en accompagnement, la mobilisation reste modeste.

■ 16h15. Donald Trump a parlé «accord commercial» avec Ursula von der Leyen

Le président américain s'est entretenu avec la nouvelle présidente de la Commission européenne. Il a indiqué ensuite avoir évoqué la question d'un «accord commercial». La présidente de la Commission, elle, s'est elle dite «convaincue» de pouvoir fixer avec les autorités américaines «un agenda positif sur le commerce, ainsi que sur la technologie, l'énergie et d'autres sujets». 

Les deux interlocuteurs ont temporisé concernant l'éventuelle «taxe GAFA», que la France a introduite. Il faut éviter toute «escalade», ont-ils indiqué.

Durant son discours ce matin, le locataire de la Maison-Blanche a fortement souligné le fait que les Etats-Unis deviennent exportateurs de pétrole ou de gaz, ce qui devrait intéresser l'UE, à ses yeux.

■ 16h. Le WEF lui aussi veut verdir

C'est une critique souvent émise à l'égard du Forum et que répètent les activistes en ce moment dans les rues de la ville: le WEF donne des leçons d'écologie mais est en soi une catastrophe, avec ses jets privés et ses festivités. Cette année donc, on serre les boulons, indiquent nos correspondants. Les ustensiles à usage unique sont bannis, les arrivées en jet privé sont déconseillées au profit du train (50% de rabais sur le prix du billet offerts aux participants au forum) et mercredi sera déclarée journée «végane». Avec le soutien de Nestlé et de ses saucisses sans viande.

■ 15h50. Une centaine de protestataires

L'ATS annonce le chiffre d'une centaine de manifestants dans les rues de Davos. «Sur des pancartes, le président américain était décrit comme un "égoïste" ou un "menteur". Les propos étaient parfois en dessous de la ceinture» écrit l'agence.

Quelque 600 marcheurs et skieurs anti-WEF devraient arriver. La manifestation est autorisée jusqu'à 17h.

■ 15h40. La nature et la finance

Curieux titre d'une dépêche: «La nature constitue un risque systémique pour la finance». C'est pour expliquer que les risques financiers liés à la perte de biodiversité sont désormais systémiques, selon un rapport du cabinet PwC Suisse et du WWF Suisse, qu'évoque l'ATS. Ils vont encore devenir plus importants en 2020, ont-ils affirmé mardi à Davos, appelant les banques centrales et institutions de régulation à se saisir de cette question.

Une conférence de l'ONU sur la biodiversité doit avoir lieu en octobre prochain à Kunming, en Chine. Si le changement climatique est désormais considéré comme un risque financier par davantage d'acteurs, la perte de biodiversité n'est pas suffisamment reconnue comme un risque environnemental, ont déploré les deux institutions en marge du Forum économique mondial (WEF).

Or, le changement climatique provoque des changements rapides dans les écosystèmes. Une situation qui elle-même alimente ensuite le réchauffement. «Il est particulièrement dangereux» que la finance ne la prenne pas en compte «étant donné que tous les secteurs économiques dans lesquels ils investissent ou qu'ils financent» dépendent de la biodiversité, déplore le directeur général de PwC Suisse, Andreas Staubli.

Et d'appeler les institutions financières à se saisir du problème pour «éviter une instabilité financière». Ces risques «ont non seulement été entièrement ignorés par le secteur financier mais aussi plus largement par les décideurs», renchérit son homologue du WWF Thomas Vellacott.

■ 15h. Les militants défilent dans la ville

Les anti-WEF, qui doivent bientôt se rassembler, commencent à être visibles dans la cité grisonne, avec force perruques et pancartes.

■ 13h35. Donald Trump et Greta Thunberg ne se sont pas croisés

Le président américain a quitté le centre des congrès de Davos en lançant une ultime pique à l'égard des écologistes, vantant le fait que «nous avons de l'air pur aux Etats-Unis».

La jeune Suédoise, qui était dans la salle pendant le discours du leader américain, est montée sur scène pour une deuxième intervention de la journée dans cette enceinte.

■ 13h30. Un discours de campagne?

Les premiers avis sur les propos de Donald Trump à Davos soulignent le fait que le président est en campagne pour sa réélection, en novembre. De fait, 24 minutes de cette adresse, sur 31, ont été consacrées «au plus beau pays du monde». Les communicateurs du président ont néanmoins pensé à ajouter, en fin de discours, quelques évocations de la Renaissance italienne et de Notre-Dame.

Le «New York Times» relève que le discours du responsable «dans ce fastueux village alpin», à 6000 kilomètres de Washington, lui permettait de ne parler ni d'Ukraine, ni d'obstruction du Congrès, «mais de réussite économique, dont il s'attribue les mérites».

■ 12h40. Les marcheurs anti-WEF arrivent

La «Strike WEF», collectif de militants écologistes, commence à converger vers la station grisonne, indique-t-elle. Le rendez-vous est fixé à 15h. Les activistes ont utilisé plusieurs itinéraires, randonnées à pieds ou à ski, train... Ce matin, 600 d'entre eux sont partis de Klosters.

Cité dans un communiqué, Payal Parekh, l'un des porte-paroles du mouvement, lance: «Nous n'attendons rien du WEF, nous voulons l'abolir. Le WEF est fier d'avoir invité le Club de Rome il y a des années. Ce n'est pas un critère de qualité, c'est évidemment hypocrite! Les membres du WEF ont conduit le monde dans un état catastrophique.»

■ 12h. «Le système américain est un modèle pour le reste du monde»

Quelques propos du président américain.

Le niveau de vie: «Depuis mon arrivée au pouvoir, les Etats-Unis ont créé 7 millions d'emplois, j'envisageais 2 millions»: le président attaque son discours sur l'axe strictement économique, comme il y a deux ans. «Nous ne concentrons pas la richesse, nous augmentons le niveau de vie de tous les Américains», lance-t-il. Il ajoute que les femmes, les afro-américains et les handicapés connaissent des taux de chômage plus bas que jamais. «10 millions de personnes sont passées du seuil de pauvreté à une activité. Nous avons la dignité du travail.»

La classe moyenne: «C'est surtout la classe moyenne qui en profite. Le rêve américain est plus fort que jamais [...] La prospérité des Etats-Unis est incontestable. Toutes nos décisions tiennent compte du bien-être des Américains. Le devoir d'un président est d'être au service des citoyens. Nous construisons une économie qui travaille pour tout le monde, qui restaure les liens entre tous les composants de la société. Le système américain est un modèle pour le reste du monde.»

Un «Etat de droit»: «J'exhorte les autres pays à suivre notre exemple, à libérer leur population de la bureaucratie. Ceci dit vous gérez vos pays comme vous voulez. Mais nous sommes un Etat de droit, nous avons nommé 190 juges fédéraux pour faire appliquer la loi.»

La Chine: «Avant mon élection rien n'était fait contre les pratiques prédatrices de la Chine. Nous avons pris des mesures pour défendre la propriété intellectuelle et levé des barrières pour l’agriculture, ou pour ouvrir le système bancaire. Mes rapports avec le président Xi Jinping sont excellents. [...]»

Protéger l'économie: «J'ai mis fin à l'Alena, qui était un désastre. [...] Les défis du XXIe siècle auxquels nous sommes confrontés, la propriété intellectuelle, la défense des travailleurs, la protection de notre économie, sont réglés» par les accords passés avec d'autres pays, il cite notamment les discussions avec le Japon.

Environnement et les «prophètes de malheur»: «Nous n'avons plus besoin d'importer de l'énergie de pays hostiles. Le prix à la pompe a baissé. Nous exhortons les pays européens à se fournir auprès des Etats-Unis. [...] Nous sommes désireux de protéger la beauté de la création. Je suis heureux d'annoncer que les Etats-Unis s’associent à l'initiative [du WEF] «un milliard d'arbres». [...] Pour agir, nous devons nous départir du négativisme, des prévisions catastrophistes, des prophètes de malheur. Dans les années 1970 on a prédit la crise du surpeuplement, puis on a parlé de la fin du pétrole... Les pessimistes refusent de voir comment notre société libre surmonte les défis. [...] Durant le XXe siècle nous avons trouvé des solutions à des problèmes présentés comme insurmontables. Il faut laisser la liberté économique pour favoriser l’émergence des solutions.»

L'image de Notre-Dame et l'optimisme: «L'incendie de Notre-Dame a été une vision d'horreur. Mais elle sera reconstruite, elle sera encore plus belle qu'avant. Ne soyons pas timides, n'ayons pas peur. Nous devons tirer notre force du passé. Nos pays seront plus riches, plus libres, plus beaux qu'ils ne l'ont jamais été. Eclairons nos populations, donnons-leur du bonheur. Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse vos nations, que Dieu bénisse les Etats-Unis.»

■ 11h45. Le discours a commencé

Le discours a duré 31 minutes. On peut le revoir ici (le Ranz des vaches commence à 11'30'', le discours de Donald Trump à 18').

■ 11h40. Un Ranz des vaches à Davos

Le discours «spécial» est précédé d'une chorale; cette fois, c'est «lyoba», par un chœur de la Fête des vignerons. Le Forum signale que l’œuvre est «souvent considérée comme une hymne nationale suisse inofficielle».

■ 11h30. Un discours d'une vingtaine de minutes?

L'horaire indiqué sur le site du WEF note 30 minutes pour la séquence Donald Trump. Avec un mot initial du responsable du Forum Klaus Schwab. En 2018, le discours avait à peine dépassé les 15 minutes.

■ 11h15. «Le monde est en feu»

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a officiellement ouvert la cinquantième édition du Forum de Davos. «Le monde est en feu», a-t-elle lancé, reprenant des propos du Secrétaire général des Nations Unies.

Elle a ajouté: «Lorsque les intérêts économiques passent avant le bon fonctionnement de la nature, lorsque des insectes, des animaux et des espèces végétales disparaissent, éradiqués par l’homme, par les insecticides, les pesticides et les monocultures, les conséquences sont dramatiques pour les êtres humains et pour l’économie.[...] Quand le monde brûle, nous ne pouvons pas laisser les pompiers seuls à la tâche. Le monde politique et la société tout entière doivent passer à l’action» (voir le texte de son discours).

■ 11h10. Le WEF, une puissante promotion touristique

Entre autres, les membres du Secret Service, la protection du président américain, se font des souvenirs du panorama alpin. La commune de Davos estime à 80 voire 85 millions de francs la valeur publicitaire du Forum.

■ 10h55. Le bal alpin des hélicoptères, grand classique de Davos

L'agence AFP diffuse une photo des hélicoptères qui accompagnaient celui du président américain, ce mardi matin.

Ci-dessous, une photo de 2018.

■ 10h50. «Il faut écouter la société civile», lance Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne a eu l'honneur de tenir le discours de célébration des 50 ans du WEF. «En 50 ans, les débats du Forum sont devenus plus nécessaires que jamais. En 1971, lorsqu’un groupe de leaders européens se sont réunis à Davos, c’était sous le parrainage de la Commission européenne», a-t-elle rappelé.

«Davos est le lieu où les conflits sont évités, où les affaires commencent, et où les litiges sont réglés. […] Mais pour avoir un véritable impact, nous devons avoir des engagements fermes, et nous devons écouter la société civile, les ONG, les scientifiques.»

Voir cet article de la Gazette de Lausanne au moment du premier forum en 1971.

■ 10h30. L'humanité consomme 100 milliards de tonnes de matériaux par année

Le directeur du think tank Circle Economy, Harald Friedl, s'est exprimé durant un débat ce matin à Davos. Il a indiqué qu'en 2017 (ce sont les derniers chiffres disponibles), l'économie mondiale a absorbé plus de 100 milliards de tonnes de sable, de minerais, de métaux, de pétrole, de bois, etc. Du jamais vu, précise le spécialiste, relayé par Les Echos. En cinquante ans, l'utilisation de ces matériaux a quasiment quadruplé.

Seuls 8% de ces matériaux sont réutilisés, ajoute la boîte à idées, qui écrit dans un rapport: «L'évolution négative peut s'expliquer par trois tendances de fond qui sont liées: des taux d'extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie.»

On peut voir l’intégralité de la conférence sur l'énergie et les matériaux.

■ 10h30. File d'attente pour le président

Au moment où l'hélicoptère Marine One se posait au pied des pistes de la station de ski suisse, les participants faisaient déjà la queue dans le centre des congrès de Davos pour assister au discours très attendu de Donald Trump, relate l'agence ATS.

■ 10h. N'oublions pas la puissance du verbe

«Si les influents participants prenaient [l'enjeu climatique] à bras-le-corps, ils auraient le pouvoir d’infléchir la tendance», estime l’hebdomadaire américain Bloomberg BusinessWeek, que cite Courrier international. Alors «ne sous-estimons pas la puissance du verbe, un art dans lequel excellent la femme et l’homme de Davos»: un extrait de notre revue de presse, fraichement mise en ligne.

■ 9h48. Le président américain est arrivé

Les agences de presse signalent l'arrivée de l'hélicoptère du président américain. A Zurich, un petit groupe de curieux s'était massé pour photographier l’atterrissage.

Sur scène au Forum, plusieurs intervenants se sont succédé après la jeune Suédoise.

■ 9h35. Donald Trump restera jusqu'à mercredi

Contrairement à sa venue il y a deux ans, le président américain ne repartira pas tout de suite après son discours, il restera jusqu'à demain. Il rencontrera entre autres la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président irakien, le premier ministre pakistanais, ainsi que la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga. Aucune rencontre n'est prévue avec un responsable iranien.

■ 9h20. L'activiste suédoise en quelques mots

■ 9h15. Greta Thunberg fait la leçon aux dirigeants

La jeune militante Greta Thunberg rappelle à l'ordre l'élite économique et politique, raconte l'agence ATS, en estimant qu'«en pratique, rien n'a été fait» pour le climat, même après plusieurs mois de mobilisation massive des jeunes dans le monde.

«Le climat et l'environnement sont un sujet d'actualité aujourd'hui», mais «en pratique, rien n'a été fait», «les émissions de CO2 n'ont pas diminué», a-t-elle déclaré à l'ouverture du Forum économique mondial en Suisse.

■ 8h55. La commune de Davos tient au Forum, mais veut réduire son impact environnemental

Cité par l'agence de presse ATS, le président de la commune de Davos Tarzisius Caviezel indique qu'il compte généraliser le système de navettes gratuites ainsi que le recours aux véhicules électriques d'ici à 2025. Il «espère» que les participants (3000 au total) recourront davantage au train.

Au demeurant, le président de commune admet que des restaurateurs et hôteliers profitent de la manifestation pour augmenter massivement les prix.

■ 8h42. Les avions américains se sont posés

Les deux avions emmenant la délégation du président américain ont atterri mardi matin à l'aéroport de Zurich, selon les images diffusées par la télévision alémanique SRF.

■ 8h40. Un discours de représentant de commerce, à nouveau?

A lire le tweet qu'il a publié lundi soir, le président américain compte rencontrer les dirigeants mondiaux et les leaders économiques ainsi que «ramener des centaines de milliards de dollars» dans son pays. C'est exactement la même logique que lors de sa venue en 2018, lors de laquelle son discours, fort bref, n'avait pour ainsi dire proposé aucun élément politique.

■ 8h35. Il faut beau à Davos

Le temps est radieux à Davos, qui enregistre ces jours une trentaine de centimètre de poudreuse. Le Forum économique mondial (WEF) démarre ce mardi, même si des rencontres ont déjà eu lieu lundi. Vedettes de cette édition, le président américain Donald Trump et l'activiste suédoise Greta Thunberg seront présent dans la cité grisonne. Ils ne se croiseront pas; et la jeune militante, souffrante, risque de ne pas assurer tous ses rendez-vous.

■ 8h30. Lundi déjà: une rencontre Simonetta Sommaruga-Ursula von der Leyen

Lundi après-midi, avant même les grandes célébrations, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a rencontré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Elles ont évoqué, un peu, l'accord-cadre entre la Suisse et l'UE. La ministre helvétique a précisé vouloir «sécuriser les relations bilatérales par la conclusion d’un accord. Mais la discussion interne n’est pas terminée et c’est dans l’intérêt des deux parties de prendre son temps.»

De fait, les deux femmes ont surtout parlé climat, thème qui, pour la troisième année consécutive, va s'imposer comme le point central des discussions de Davos.


Quelques lectures