États-Unis

Donald Trump s’indigne de fuites dans l’enquête sur l’affaire russe

Le président américain est scandalisé par la sortie dans la presse des questions que souhaiterait lui poser le procureur spécial chargé de l’affaire russe, Robert Mueller

Mardi 1er mai, Donald Trump a jugé «scandaleux» qu’aient été «divulguées» par la presse les questions que souhaite lui poser le procureur spécial chargé de l’enquête russe. Ce dernier a évoqué la possibilité de délivrer au président américain une assignation à comparaître.

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«Vous avez un crime inventé, bidon, la collusion qui n’a jamais existé et une enquête qui a commencé par une fuite illégale d’informations confidentielles. Sympathique!» a critiqué le président américain dans un tweet matinal.

La teneur des questions transmises à la Maison-Blanche et relayées par le New York Times (NYT) semble indiquer que l’équipe de M. Mueller s’intéresse à une potentielle entrave à la justice de la part du dirigeant américain. «Il semblerait très difficile d’entraver la justice pour un crime qui n’a jamais eu lieu! Chasse aux sorcières!» a tonné Donald Trump dans un second message sur Twitter.

Les questions peuvent être divisées en plusieurs volets: sur Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale, sur le renvoi de James Comey, alors directeur de la police fédérale américaine (FBI), sur Jeff Sessions, le ministre de la Justice qui s’est récusé dans l’enquête russe, ou encore sur une potentielle collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

Menace d’assignation

Elles n’indiquent toutefois pas que Donald Trump est considéré comme suspect dans l’enquête du procureur spécial. Selon les avocats du président, Robert Mueller a envisagé depuis plusieurs mois d’interroger Donald Trump dans le cadre de ses investigations.

Le Washington Post, faisant référence à quatre sources non identifiées, a affirmé mardi soir que lors d’une rencontre le 5 mars avec l’équipe juridique du président, Robert Mueller avait brandi la menace d’une assignation à comparaître devant un grand jury si Donald Trump refusait d’être interrogé par les enquêteurs fédéraux.

Selon le journal, c’est à l’issue de cette discussion que l’avocat du président a dressé une liste de 49 questions qui pourraient lui être posées, et qui a été publiée par le New York Times. Il y a deux semaines, le milliardaire a recruté un nouvel avocat, l’ex-maire de New York Rudy Giuliani.

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