Donald Trump fait machine arrière lundi sur l’idée évoquée avec Vladimir Poutine de créer une unité de cybersécurité chargée de veiller aux ingérences éventuelles dans les élections. La suggestion a suscité de vives critiques au sein du Parti républicain.

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«Le fait que le président Poutine et moi ayons discuté d’une unité de cybersécurité ne signifie pas que je pense que cela peut se faire. Ce n’est pas possible», a écrit le président américain sur Twitter.

L’idée brandie par Donald Trump à l’issue de son entretien avec Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg avait auparavant reçu un accueil glacial à Washington. La polémique à propos d’ingérences russes présumées dans la campagne électorale de l’an dernier reste vive.

Les sénateurs républicains Marco Rubio et Lindsey Graham – qui siège à la commission des forces armées du Sénat – ont ainsi stigmatisé cette proposition. «Ce n’est pas l’idée la plus stupide que j’ai entendue mais ça n’en est pas loin», a dit Lindsey Graham à la chaîne NBC.

Quant à Marco Rubio, sénateur de Floride, il a écrit sur Twitter: «Etre partenaire avec Poutine sur une «unité de cybersécurité», c’est comme coopérer avec (le président syrien Bachar el-) Assad sur une «unité Armes chimiques».»

L’ingérence russe dans la campagne américaine «catégoriquement niée»

Plus largement, Donald Trump a plaidé, via son compte Twitter, pour l’ouverture d’un nouveau chapitre des relations russo-américaines, tout en cherchant à préserver une image de fermeté vis-à-vis du président russe.

«Rien ne sera fait», concernant les sanctions imposées à la Russie, «jusqu’à ce que les problèmes ukrainien et syrien soient résolus», a averti le président américain.

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Concernant l’autre dossier qui empoisonne les relations entre la Russie et les Etats-Unis, à savoir l’ingérence russe dans le dernier scrutin présidentiel américain, Donald Trump a également semblé vouloir oublier le passé pour se concentrer sur l’avenir. Dans un premier temps, il a assuré avoir «fermement interrogé le président Poutine à deux reprises sur son intervention dans notre élection», ajoutant que le président russe avait «catégoriquement nié». La Russie a toujours démenti toute ingérence dans le processus électoral de 2016.