«Je n’ai jamais menacé ou parlé à quiconque d’un coup d’Etat… Si j’avais voulu faire un coup d’Etat, le général Mark Milley aurait été l’une des dernières personnes que j’aurais appelées… Les coups d’Etat, ce n’est pas mon truc!». Au fur et à mesure que les «révélations» de quatre nouveaux livres à propos de sa présidence font surface, Donald Trump se défend à coups de démentis, dans des communiqués cinglants. La riche actualité éditoriale le concernant lui donne l’occasion d’occuper le terrain médiatique. Précision: les auteurs des livres ont tous eu l’opportunité de s’entretenir avec lui.

Comme l’incendie du Reichstag

Dans I Alone Can Fix It, les journalistes du Washington Post Carol Leonnig et Philip Rucker affirment que le général Mark Milley, chef d’état-major des armées, s’était préparé à ce qu’il tente un coup d’Etat en cas de défaite. Donald Trump n’a cessé de discréditer à l’avance les résultats de l’élection, en parlant de scrutin «volé» et de «fraudes électorales massives». Pour Milley, l’inquiétude était à son comble. En janvier, alors que Trump refusait toujours d’admettre qu’il avait perdu, il aurait comparé la situation avec l’incendie du Reichstag de 1933, qui a contribué à instaurer le régime nazi. «On vit un moment comme celui du Reichstag», aurait-il déclaré à ses collaborateurs.