Le président américain Donald Trump a assuré samedi qu’il se rendrait à Londres malgré la polémique que cette visite suscite et a promis au Royaume-Uni un accord commercial «très rapidement» avec les Etats-Unis. «J’irai à Londres», a-t-il déclaré au début d’une rencontre avec la Première ministre Theresa May en marge du sommet du G20 à Hambourg en Allemagne.

Il était interrogé par la presse au début d’un entretien avec Theresa May sur la question de savoir s’il se rendrait en visite d’Etat dans le pays. La perspective d’une telle visite, qui s’entoure d’un faste particulier, hérisse de nombreux Britanniques. Une pétition en ligne a réuni près de 1,8 million de personnes réclamant que ce déplacement soit ramené au rang de simple visite afin d’éviter à la reine l’embarras d’une rencontre protocolaire avec le président américain.

Pas avant le Brexit

Donald Trump a aussi assuré, comme il l’avait fait en début d’année déjà, que son pays conclurait «très, très rapidement» un accord commercial avec la Grande-Bretagne. Il s’agira d’un «accord très important», a-t-il dit. Or, en théorie, la Grande-Bretagne ne peut conclure d’accords commerciaux avec des pays tiers tant qu’elle n’est pas sortie de l’Union européenne, dans le cadre des négociations sur le Brexit censées s’achever en 2019.

Les pays européens ont effet délégué à l’UE la compétence exclusive de négocier pour eux en matière commerciale. Ce point est objet de tensions entre Londres et le reste des Européens dans le cadre des tractations sur le Brexit.

Pour l’heure, l’UE est la destination de 44% des exportations britanniques, tandis que les Etats-Unis ne comptent que pour 16%.

La Chine défend l’accord de Paris

Une autre rencontre bilatérale a eu lieu à Hambourg samedi, entre Emmanuel Macron et le président chinois Xi Jinping. Elle a permis de souligner le «plein accord» entre les deux dirigeants sur la question de la défense de l’accord de Paris. Il était fragilisé par la sortie des Etats-Unis.

Le chef de l’Etat français et son homologue chinois ont également exprimé, au cours de cet entretien, leur volonté de mener à bien des projets communs dans les énergies renouvelables, a ajouté la présidence française. Emmanuel Macron, qui a accepté d’aller en Chine «à la fin de l’année ou début 2018», a insisté sur le fait qu’il fallait que «la relation franco-chinoise se fasse sous le signe de la franchise, de la réciprocité et de la prévisibilité».