Les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine ont eu une discussion supplémentaire en marge du sommet du G20 en Allemagne début juillet, dont l’existence n’a été divulguée que mardi 18 juillet par la Maison-Blanche.

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Après une brève interaction au début du sommet de Hambourg et une rencontre bilatérale de plus de deux heures le 7 juillet en compagnie de leur ministre respectif des Affaires étrangères, les deux présidents se sont également retrouvés à l’occasion d’un dîner lors de la dernière soirée du sommet, a indiqué à l’AFP un responsable de la Maison-Blanche. «Il y a eu un dîner purement social pour les couples au G20», a précisé cette source. «Vers la fin, le président a parlé à Poutine au dîner.»

Cette révélation a soulevé des interrogations sur la teneur de leur conversation, sur les personnes y ayant assisté et sur la raison pour laquelle son existence n’a pas été rendue publique plus tôt.

Contre-attaque

Le président lui-même n’a pas tardé à contre-attaquer sur Twitter. «Cette fausse histoire de dîner secret est «démente». Tous les membres du G20 et leur conjoint étaient invités par la chancelière allemande. La presse savait!» écrit le président mardi soir.

«Ces fausses nouvelles sont de plus en plus malhonnêtes! Même un dîner organisé pour les vingt principaux dirigeants du monde en Allemagne est présenté de manière à en faire quelque chose de sinistre!» a-t-il ajouté dans un second tweet.

Un autre responsable de la Maison-Blanche a nié qu’il y ait eu «une seconde rencontre» entre Donald Trump et Vladimir Poutine, évoquant plutôt une «brève conversation à la fin du dîner» officiel.

Le New York Times a, pour sa part, évoque une conversation d’une heure entre les deux dirigeants. Une durée inhabituelle dans ce genre de cadre au point d’avoir surpris d’autres invités, affirme le quotidien.

«Insinuer que la Maison-Blanche a tenté de «cacher» une seconde rencontre est faux, mal intentionné et absurde», a souligné ce second responsable. «Pour le dîner, le président Trump était assis entre Madame Abe, l’épouse du premier ministre japonais, et Madame Macri, l’épouse du président argentin. Melania Trump était assise à côté du président Poutine», a-t-il détaillé.

Un seul traducteur

«Durant le dîner, tous les dirigeants se sont déplacés dans la pièce et se parlaient librement. Le président Trump a parlé avec beaucoup de dirigeants pendant la soirée. Alors que le dîner s’achevait, le président Trump est allé auprès de Melania Trump, et là il a parlé brièvement avec le président poutine», a encore expliqué cette source.

La Maison-Blanche a aussi tenté de répondre aux critiques qui se sont fait jour sur l’absence de tout autre responsable américain aux côtés du président pendant l’aparté, qui a été traduit par le seul interprète du chef du Kremlin. «Chaque couple avait droit à un traducteur. Le traducteur américain qui accompagnait le président Trump parlait le japonais. Quand le président Trump a parlé au président Poutine, ils ont tous les deux utilisés le traducteur russe parce que le traducteur américain ne parlait pas le russe.»

L’administration Trump est engluée dans l’affaire russe, avec des soupçons de collusion entre des proches du milliardaire devenu président et des responsables russes pendant la campagne présidentielle de 2016. Plusieurs enquêtes sont en cours concernant l’ingérence de la Russie dans le processus électoral américain.

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Dernière révélation en date dans ce dossier: le fils aîné du président, Donald Trump Jr, a récemment publié des échanges d’e-mails aux termes desquels il acceptait de rencontrer une avocate russe supposée détenir des documents fournis par les autorités russes et présentés comme compromettants pour la candidate démocrate Hillary Clinton. La réunion s’est tenue en juin 2016, au plus fort de la campagne.