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Donald Tusk réserve «une place spéciale en enfer» aux partisans du Brexit

A moins de deux mois de l’échéance, le président du Conseil européen accroît la tension. Il rencontrera Theresa May jeudi, avec Jean-Claude Juncker. Ambiance tendue

Le président du Conseil européen Donald Tusk s’en est pris mercredi aux partisans du Brexit, qui selon lui n’ont pas prévu les conséquences de ce divorce, s’interrogeant sur la «place spéciale en enfer» qui leur serait réservée.

«Je me demande à quoi cette place spéciale en enfer ressemble, pour ceux qui ont fait la promotion du Brexit sans même l’ébauche d’un plan pour le réaliser en toute sécurité», a lancé Donald Tusk après une rencontre à Bruxelles avec le premier ministre irlandais Leo Varadkar.

Theresa May à Bruxelles jeudi

C’est dans ce climat que Theresa May se rendra à Bruxelles, ce jeudi, pour rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ainsi que, justement, le président du Conseil européen Donald Tusk.

«Alors que la position de la Commission est claire, nous attendons de voir ce que la première ministre a à nous dire», a déclaré le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas au cours du point de presse quotidien. Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier sera présent à la rencontre avec Jean-Claude Juncker, a précisé Bruxelles.

De son côté, le porte-parole de Theresa May a affirmé que cette dernière allait «informer le président de la Commission européenne des discussions qui se déroulent (au Royaume-Uni) et (voir) comment aller de l’avant», pendant son briefing quotidien avec les médias. Il a ajouté que le chef du cabinet de la Première ministre, Gavin Barwell, s’était rendu à Bruxelles lundi pour discuter avec des responsables européens.


La saga du Brexit:


Des nouvelles propositions?

La question de la frontière irlandaise est le principal point de blocage entre Londres et l’UE. La dirigeante britannique cherche à obtenir des modifications de la disposition du traité de retrait, appelée «filet de sécurité» («backstop» en anglais), visant à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord britannique et la République d’Irlande.

Mais à moins de deux mois du divorce, les responsables européens, dont Jean-Claude Juncker, ont affirmé à maintes reprises que l’accord de retrait conclu en novembre entre l’UE et Theresa May ne serait pas renégocié.

«Du côté de l’UE, personne n’envisage» de rouvrir les négociations sur le traité de retrait, a encore assuré lundi Martin Selmayr, le secrétaire général de la Commission, qui est considéré comme le bras droit de M. Juncker, après une rencontre avec une délégation de députés britanniques.

Interrogé sur le point de savoir si Theresa May irait à Bruxelles avec de nouvelles propositions, son porte-parole a botté en touche mardi, déclarant qu’il ne voulait rien «anticiper».

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