La violence ne faiblit pas en Irak. Au moins 33 personnes ont été tuées jeudi. Pour la première fois, un double attentat a frappé la zone verte, un périmètre ultra-sécurisé du centre de Bagdad qui abrite les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne ainsi que le siège du gouvernement irakien. Les attaques ont été perpétrées contre un café et une boutique, dont l'une par un kamikaze. Elles ont été revendiquées dans un communiqué attribué par un site islamiste au groupe du Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. Quatre Américains et six Irakiens ont été tués dans les deux attentats.

Dans le bastion sunnite de Falloujah, des avions militaires américains ont mené de nouveaux raids sur des repaires présumés de Zarqaoui, faisant cinq morts et 16 blessés. A Qaïm, près de la frontière syrienne, 15 gardes nationaux ont été tués dans une attaque contre leur poste dans la nuit de mercredi à jeudi. A Bagdad, un juge d'instruction et une journaliste d'une télévision kurde sont tombés sous les balles d'inconnus. Egalement dans la capitale, un soldat américain a été tué et deux autres blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale. Plus tard, un autre militaire a été tué lorsque des inconnus ont ouvert le feu sur sa patrouille.

Dans le dossier des otages, un Jordanien a été libéré après douze jours de détention à Falloujah, en contrepartie d'une rançon de 50 000 dollars. Dans le même temps, le groupe Ansar al-Sunna, proche d'Al-Qaida, a diffusé sur son site une vidéo montrant la décapitation d'un Turc.