L’essentiel

La police a dispersé une manifestation non autorisée d’environ 300 personnes contre le certificat covid hier soir à Genève

Le Conseil fédéral a confirmé hier que les tests rapides deviendraient payants pour les plus de 16 ans à compter du 10 octobre. Il met en place une récompense sous forme de chèques de 50 francs pour les personnes qui en auront convaincu une autre de se faire vacciner, une nouveauté qui suscite les interrogations

Sur les annonces du CF, lire: Vaste offensive du Conseil fédéral en faveur de la vaccination

Retrouvez  notre résumé de la journée du vendredi 1er octobre


■ 48 000 manifestants en France

Pour la douzième journée de manifestations contre le pass sanitaire samedi, le ministère de l’Intérieur, a comptabilisé 173 actions et 48 000 manifestants dans différentes villes de France. À eux seuls, les cinq cortèges parisiens ont rassemblé 5 335 personnes. La participation à ces mouvements est à la baisse depuis plusieurs semaines. Samedi dernier, autour de 65 000 manifestants avaient exprimé leur opposition à cette mesure. Cette semaine, le gouvernement français a annoncé qu’il souhaitait pouvoir la maintenir jusqu’à l’été 2022.


Nouvelle journée de manifestations en France

A Clermont-Ferrand, Aix-en-Provence, Lille, Bordeaux, Pau, La Rochelle ou encore Paris, des cortèges ont commencé de s’ébrouer en début d’après-midi une nouvelle fois ce samedi, douzième consécutif, pour dénoncer le pass sanitaire. Tout l’enjeu sera ce soir de connaître la participation; la mobilisation était en nette baisse ces dernières semaines – 200 000 au plus fort du mois d’août, et dans les 65 000 samedi dernier. Certains défilés ont lieu en soutien des soignants, d’autres dénoncent aussi la vaccination. Quarante-sept personnes sont décédées du Covid-19 depuis les dernières 24 heures, portant le bilan total des décès en France à 116 760 depuis le début de l’épidémie.


Coire ne vaccinera finalement pas dans l’enceinte de ses écoles

Coire ne mènera pas de campagnes de vaccination contre le coronavirus dans les locaux scolaires, mais le fera de manière décentralisée. La ville et le canton des Grisons réagissent ainsi aux manifestations annoncées et aux menaces des opposants à la vaccination. L’action prévue lundi dans une école de la ville se déroulera donc de manière décentralisée. Les jeunes qui veulent se faire vacciner et qui ont le consentement de leurs parents recevront un rendez-vous dans les centres de vaccination existants. Ceux qui n’ont pas de consentement parental ne seront pas vaccinés. D’un point de vue juridique, cependant, les élèves n’ont pas besoin d’une autorisation de leurs parents.

Sur les quelque 800 élèves des trois écoles secondaires de Coire, plus de 100 jeunes sont inscrits, a indiqué à Keystone-ATS le conseiller municipal Patrik Degiacomi. Il n’y a eu qu’un seul retour négatif de la part des parents, a-t-il précisé.


Le PLR soutient massivement la modification de la loi Covid-19

L’assemblée des délégués du Parti libéral-radical apporte son très large soutien à la modification de la loi Covid-19, attaquée par référendum et soumise à votation le 28 novembre. Plus de 300 délégués ont dit oui samedi à Bienne (BE) par 291 voix contre 10 et 11 abstentions.
«Le vaccin marche, sauve des vies et est la solution pour sortir de la crise sanitaire», a relevé avec véhémence le conseiller national valaisan Philippe Nantermod. «Le PLR le défend depuis le début», a rappelé le vice-président du parti.

Ce dernier a défendu encore la fin de la gratuité des tests de convenance à compter du 11 octobre. «Des tests tout sauf gratuits dans la mesure où c’est l’Etat qui paie», a encore noté Philippe Nantermod, soulevant un tonnerre d’applaudissements dans l’assistance. L’élu valaisan a fait référence au coût hebdomadaire de quelque 50 millions de francs des tests pour participer à des événements, «80 francs par seconde».

Toutefois, au moment de donner la parole dans la salle, plusieurs voix ont fait part de leurs réserves sur la modification de la loi Covid-19, mentionnant les atteintes à la liberté de choix et l’absence de référence aux traitements contre la maladie en voie de développement.


■ Le cap des 700 000 morts franchi aux Etats-Unis

Le bilan de l’université Johns Hopkins vendredi prend en compte tous les décès recensés depuis le début de l’épidémie, début 2020. 700 000 morts, c’est l’équivalent de la population de la capitale Washington.

Plusieurs centaines d’Américains continuent à mourir chaque jour du coronavirus, malgré la campagne de vaccination. Les Etats-Unis sont officiellement de loin le pays enregistrant le plus lourd bilan lié au coronavirus en chiffres absolus, devant le Brésil et l’Inde.

Un peu plus de 64% de la population américaine, soit 215 millions de personnes, a reçu au moins une dose de l’un des trois vaccins autorisés dans le pays, selon les autorités sanitaires.

Malgré des débuts plus poussifs dans leurs campagnes de vaccination, plusieurs pays européens ont désormais largement dépassé les Etats-Unis.

Le port du masque et la vaccination restent des enjeux politiques qui divisent nombre d’Américains. Certains gouverneurs républicains, comme ceux du Texas ou de la Floride, ont même souhaité instaurer des interdictions d’obligations de port du masque dans leurs Etats, invoquant la protection des sacro-saintes libertés individuelles.

A l’inverse, l’Etat démocrate de Californie a annoncé vendredi son intention de rendre la vaccination obligatoire pour tous les élèves qui y sont éligibles, une décision sans précédent dans le pays.