C'est un programme hybride qu'ont présenté lundi les dirigeants de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) présidé par Nicolas Sarkozy. Rédigé pour les législatives de juin prochain, ce document mêle idées d'inspiration libérale - assouplir les 35 heures pour «travailler plus et gagner plus», abolir l'impôt sur les successions - et protectionnisme, avec des mesures comme la «préférence européenne» et la taxation des importations venues de pays ne respectant pas des normes écologiques ou sociales minimales.

«Ce n'est pas du tout un programme libéral, mais il est pragmatique, ouvert, volontariste», explique Brice Hortefeux, l'un des lieutenants de Sarkozy. S'il ne s'agit pas encore d'une plateforme présidentielle, la patte du président de l'UMP y est reconnaissable: on y trouve une critique implicite mais cinglante de Jacques Chirac, accusé d'avoir été «incapable de régler les problèmes et de proposer une vision» à la France.