Le projet de document final de la conférence de l’ONU contre le racisme (Durban II) a été adopté vendredi par consensus par les membres du comité préparatoire. Cette adoption a levé le dernier obstacle à l’ouverture de la conférence lundi à Genève.

Le nouveau texte négocié par le Russe Youri Boychenko donne satisfaction aux Occidentaux. Il ne mentionne plus la diffamation des religions ni le conflit israélo-palestinien, deux conditions pour leur participation à la conférence lundi.

Lors du débat, Cuba a regretté au nom des pays non-alignés «les sacrifices faits sur plusieurs sujets» et que la réunion préparatoire ne soit pas parvenue à «une déclaration plus ambitieuse».

«Cuba regrette l’atmosphère négative et les menaces de boycott» de la conférence, a déclaré le représentant de La Havane. Le Pakistan, au nom de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a parlé également de «sacrifices importants» acceptés par son groupe dans le but de parvenir à l’élimination de la discrimination raciale.

Le paragraphe insistant sur l’importance de la mémoire de l’Holocauste a été maintenu, contrairement à la demande iranienne de cette semaine.

«L’objectif désormais est de faire en sorte que le texte ne bouge plus d’ici à son adoption» finale le 24 avril, au dernier jour de la conférence, a encore expliqué le diplomate de l’Union européenne sous couvert d’anonymat.

Les pays de l’Union européenne et la Suisse doivent faire connaître plus tard dans la soirée leur décision de participer ou non à la conférence de l’ONU.

L’UE ainsi que les Etats-Unis ont jusqu’à présent suspendu leur participation à la réunion aux résultats des discussions préliminaires sur cette conférence qui doit assurer le suivi de celle organisée il y a huit ans dans la ville sud-africaine de Durban.

Cette conférence de Durban I avait débouché sur l’adoption d’un plan d’action contre le racisme, mais s’était achevée dans la confusion et sur des accusations d’antisémitisme ayant provoqué un départ fracassant des Etats-Unis et d’Israël.