L’essentiel

Le Conseil fédéral a annoncé de nouvelles restrictions dès lundi. Le télétravail sera obligatoire. Les lieux fermés seront uniquement accessibles aux personnes vaccinées ou guéries (2G). Dans les endroits où le masque ne peut pas être porté ou si on ne peut y consommer assis un test négatif sera en outre obligatoire, si la vaccination ou le rappel remontent à plus de quatre mois.

Nos articles:

Les réunions privées sont limitées à 30 personnes, une limite qui passe à 10 personnes si une personne non vaccinée ou guérie y participe.

Le délai pour avoir accès à la vaccination de rappel va par ailleurs être réduit à quatre mois.

A Genève, les parents d’élèves du primaire régulier et spécialisé auront la possibilité de garder leur enfant à domicile dès le lundi 20 décembre.

Le Danemark est devenu le premier pays de l’Union européenne à autoriser le traitement anti-Covid molnupiravir du laboratoire américain Merck.

Retrouvez notre suivi de la journée de jeudi.


■ Le festival de ballons de Château d'Oex reporté en 2023

La 43e édition du Festival international de ballons à air chaud de Château d'Oex (VD) est à nouveau reportée d'une année. Prévu du 22 au 30 janvier prochain, l'événement phare du Pays-d'Enhaut est déplacé à 2023 en raison des nombreuses contraintes liées au Covid, ont indiqué vendredi les organisateurs.

La manifestation réunit chaque année, depuis plus de 40 ans, les meilleurs aérostiers du monde, avec une cinquantaine d'équipages. 


■ L’OMS valide le vaccin Covovax

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a validé un neuvième vaccin sur sa liste d’urgence contre le coronavirus. Covovax, fabriqué en Inde, pourra être utilisé par le dispositif international Covax pour un accès équitable à l’immunisation.

Cette validation «cherche à augmenter l’accès notamment dans les pays à revenus plus bas», a fait remarquer vendredi une responsable de l’OMS. Parmi ceux-ci, environ une centaine n’ont pas encore immunisé 40% de leur population au total.


■ Un nouveau record de cas au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a enregistré vendredi pour le troisième jour consécutif un nouveau record de contaminations au Covid-19, avec 93 045 cas recensés en 24 heures, selon les chiffres des autorités sanitaires.

Confronté selon le premier ministre Boris Johnson à un «raz-de-marée» dû au variant Omicron, le Royaume-Uni, pays parmi les plus touchés par la pandémie de Covid-19, déplore au total 147 048 morts, dont 111 enregistrés vendredi.


■ Des répercussions «importantes» pour les sports en salle

«L’introduction de la règle des 2G a de grandes répercussions pour les sports en salle, dans le secteur du sport de masse. Les personnes non vaccinées ne pourront plus participer aux entraînements des clubs» écrit Swiss Olympic dans un communiqué. «C’est regrettable pour les clubs ainsi que les sportives et sportifs concernés», juge Jürg Stahl, président de Swiss Olympic. L’organisation invite les sportives et sportifs qui ne sont pas encore vaccinés à le faire.


■ Patrick de Rham: «C’est une insulte à la culture»

«Horrifié». C’est le terme employé par Patrick de Rham, directeur du théâtre de l’Arsenic, suite aux annonces de l’implémentation de la 2G. Qu’il considère comme une nouvelle mesure d’exclusion. «Les publics qui ont un taux de vaccination bas sont déjà trop souvent ceux qui ont des problèmes d’intégration: les jeunes, les immigrés, les catégories socioculturelles à faibles revenus. Cet automne, toutes nos opérations de médiation sont tombées à l’eau. Nous organisons traditionnellement, le 24 décembre au soir, le Noël de l’Arsenic: un repas caritatif dans nos locaux. Sans dérogation, nous devrons également l’annuler.»

Imposer la 2G aux lieux culturels et non aux magasins, le signe politique est clair pour Patrick de Rham: «Considérer Ikea ou Zara comme du service public et non les théâtres, dont on sait qu’ils ne sont sanitairement pas dangereux, c’est une grosse insulte à la culture. On contredit des principes fondamentaux, ceux de la commission nationale d’éthique, qui s’est exprimée à deux fois contre le pass vaccinal, et le droit d’accès à la culture de l’UNESCO. Et on nous empêche de jouer notre rôle, c’est-à-dire de réparer les divisions qui déchirent la société.»


■ Mauro Poggia: «On est à la limite du tolérable pour les discothèques»

Mauro Poggia, conseiller d’Etat genevois chargé de la sécurité, de la population et de la santé se dit «satisfait» par les annonces du Conseil fédéral. «Le Canton de Genève a ce qu’il proposait, reprend-il. Il y aura certes quelques corrections à apporter». Exemples: «Nous imposons le port du masque à l’extérieur, pas la Confédération. Nous avions prévu une exception au certificat Covid et au port du masque lors des examens universitaires et dans les Hautes écoles par une jauge des deux tiers. Il faudra peut-être en rediscuter.»

Le pire aurait été que le Confédération laisse la main aux cantons

Mauro Poggia, conseiller d’Etat genevois

Le cas des discothèques par contre, diffère beaucoup de ce que Genève préconisait. «On est à la limite du tolérable pour les discothèques. Nous étions pour le principe du traçage alors que la règle 2G + est une entrave plus importante. Cela aura-t-il des conséquences sur la fréquentation de ces lieux? Nous le verrons à l’usage. Certains responsables nous disaient eux-mêmes qu’à partir d’un certain niveau d’obstacles, mieux vaut imposer une fermeture. Si l’on instaure la 2G + uniquement pour éviter de devoir fermer et donc indemniser ces établissements, cela ne va pas. Nous serons attentifs à cette situation», promet-il.

«Le pire aurait été que le Confédération laisse la main aux cantons, poursuit Mauro Poggia. Berne n’a pas commis l’erreur d’imposer la 2G + partout. Cela aurait été un message catastrophique pour les vaccinés et cela ne nous aurait pas aidés pour la campagne de la 3e dose».


■ Laurent Dutoit, gérant de cinémas: «Il y a une réelle volonté de maintenir les lieux culturels»

Du côté des cinémas, Laurent Dutoit, qui gère plusieurs salles indépendantes à Genève dont les Scalas, n’anticipe pas une baisse de fréquentation drastique. «S’il est difficile de mesurer la part des personnes non vaccinées dans notre public, on peut imaginer qu’elle est assez faible – surtout depuis que le test est payant et ne dure que 24h. Ceux qu’on a perdus, ce sont aussi les personnes âgées vaccinées qui ont peur, à qui on répète depuis deux ans qu’il est dangereux de se rendre dans des lieux fermés avec des inconnus. Ce sont eux qu’il faudra gagner, même s’il y a peu de chance que ce soit dans les semaines qui viennent.»

Ceux qu’on a perdus, ce sont aussi les personnes âgées vaccinées qui ont peur

Laurent Dutoit, gérant des Scalas

Si Laurent Dutoit accuse actuellement une baisse de 37% du remplissage de ses salles par rapport aux années pré-Covid, certaines sorties, comme le nouveau Spider-Man ou La Panthère des neiges, font de bons démarrages. Il se réjouit avant tout de pouvoir continuer à projeter des films. «Ces mesures montrent une réelle volonté des pouvoirs publics de maintenir les lieux culturels ouverts le plus longtemps possible. On a des bons films il faut garder espoir et courage.»


■ La Société des employés de commerce salue les décisions

La Société des employés de commerce, qui s’était engagée en faveur d’une obligation temporaire du télétravail lors de la consultation lancée le 1er décembre, se réjouit de la décision du Conseil fédéral: «La mesure annoncée aujourd’hui permet à la fois de mieux protéger les employés et d’éviter un confinement complet avec des fermetures d’entreprises. La Société des employés de commerce insiste également sur l’importance de la protection de la santé en télétravail et, par conséquent, d’un accord entre employeurs et employés en matière d’accessibilité, de temps de travail et de prise en charge des frais d’équipement et de matériel.»


■ Les discothèques s’attendent à 75% d’entrées en moins

Président de la faîtière vaudoise des discothèques vaudoise «La Belle Nuit», Thierry Wegmüller n’en revient pas. «Je suis effaré car une fois de plus, la Confédération ordonne des mesures plus sévères pour notre secteur sans faire aucune mention de compensations à la hauteur de leurs restrictions. Le mois de décembre est la période la plus importante pour notre secteur. Autant vous dire que la situation est désormais catastrophique.»

Avec ce système de 2G + (guéri/vacciné + testé), les établissements nocturnes risquent d’être désertés par leurs clients. «Nous étions optimistes malgré le système 2G (guéri ou vacciné), mais au final, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait déjà une baisse de fréquentation de 30% à 50% après un week-end complet. Avec la 2G +, notre estimation se porte sur réduction des entrées de 75%.»

Nous sommes stupéfaits que le Conseil fédéral ne dise pas un mot sur les indemnités à disposition

Thierry Wegmüller, Président de «La Belle Nuit»

Pour combler cette perte, La Belle Nuit compte sur une remise en place immédiate des cas de rigueur. «Nous sommes stupéfaits que le Conseil fédéral ne disDe l’effarement à la résignation, premières réactions au durcissement des mesures sanitairese pas un mot sur les indemnités à disposition. Nous attendons plus de clarté de leur part à ce sujet et surtout, un plan d’action détaillé qui doit prendre en compte toute la période depuis l’introduction de la 2G mais aussi depuis le début de la pandémie selon les secteurs concernés.»

Dans ces circonstances, est-ce nécessaire de maintenir les boîtes de nuit ouvertes? Pas sûr affirme Thierry Wegmüller qui possède notamment le D! Club de Lausanne. «Nous allons avoir de longues discussions avec la quarantaine de membres que comporte l’association. Mais selon nos premiers sondages, la plupart des patrons seraient favorables à une fermeture de leur établissement en étant indemnisée à 100%. Si nous restons ouverts, mais également partiellement compensés, alors il faudra quadrupler les centres de tests et en avoir certains en fonction 24/24»


■ «Un océan d’angoisse», selon Gastrovaud

«Nous naviguons dans un océan de brouillard et d’angoisse», résume en quelques mots Gilles Meystre, président de Gastrovaud. Avec l’entrée en vigueur de la 2G dans les établissements de restauration, celui qui siège au Grand Conseil sous la bannière du PLR craint des conséquences dramatiques pour le secteur: «Imaginez-vous un peu. Normalement pour les fêtes de fin d’année les restaurants ont l’habitude d’étoffer leur personnel pour répondre la forte demande des clients. Mais aujourd’hui, avec ces nouvelles restrictions dont le télétravail, il y aura évidemment moins de clients à servir.»

La règle du 2G ne permet-elle pas de limiter la casse? «C’est clair que nous sommes mieux lotis que les boîtes de nuit. Le problème c’est que dans un groupe, il y a toujours quelqu’un qui n’est pas vacciné et par question de solidarité, les autres membres du groupe ne veulent pas le discriminer.»

Sans soutien financier rapide, Gilles Meystre redoute le pire. «J’ai peur que certains patrons décident de licencier leur personnel plutôt que d’attendre les RHT. La pression est massive, sans oublier qu’en début d’année, il y aura le début du remboursement des prêts Covid.» La question qui se pose désormais est de savoir quand est-ce que les aides promises par le Conseil fédéral vont tomber. «Les fonctionnaires sont en vacances et ils reprendront leur dossier au retour. Non, plus sérieusement, les deux chambres parlementaires ont agi rapidement pour donner leur feu vert. Nous attendons que le Conseil fédéral y mette du sien car il a tout le loisir de faire ce qu’il doit.»


■ Jacques Gerber (PLR/JU): «Des mesures raisonnables»

Les mesures annoncées par le Conseil fédéral ne surprennent guère Jacques Gerber, le ministre jurassien de la Santé et de l’Economie, puisqu’elles représentent ce qui a été mis en consultation. «Les mesures prises aujourd’hui, ce n’est pas le salut, mais elles sont raisonnables dans le contexte actuel, pour éviter une catastrophe dans les prochaines semaines. Il faudra suivre l’évolution de la situation de près. L’arrivée du variant Omicron complexifie la donne et augmente l’incertitude», souligne le libéral-radical. «On se complique la vie de manière collective, il est normal que lorsqu’on prend des mesures, on doive également les supporter collectivement», ajoute-t-il.

Aurait-il fallu tout fermer pour garantir une meilleure équité? Je ne sais pas

Jacques Gerber, conseiller d’Etat jurassien

Le tour de vis annoncé par le gouvernement fédéral frappe toutefois plus fortement les personnes qui ne sont pas vaccinées. «Aurait-il fallu tout fermer pour garantir une meilleure équité? Je ne sais pas. On entend également de plus en plus le ras-le-bol des vaccinés, qui doivent faire avec le choix individuel des non-vaccinés. Aujourd’hui, si l’entier de la population était vacciné, nous aurions des hôpitaux bien moins sous pression qu’ils ne le sont actuellement, car, proportionnellement, les non-vaccinés est la catégorie qui met une pression supplémentaire sur les hôpitaux.» Jacques Gerber émet toutefois une critique vis-à-vis de l’introduction de la stratégie du 2G +, pour les discothèques et les bars. «Cette mesure sera difficilement applicable, car nous n’arrivons pas à organiser des tests de manière suffisante pour qu’elle soit réellement mise en œuvre. Cela pourrait faire beaucoup de dégâts. Nous allons donc suivre attentivement les aides spécifiques qui seront proposées pour ces secteurs.»


■ Blaise Matthey: Le télétravail obligatoire «n’était pas nécessaire»

L’imposition du télétravail ne convainc pas dans certains milieux économiques. «Cette décision ne nous surprend pas, au vu des prises de position des gouvernements cantonaux. Pas plus que sa durée qui correspond au temps qu’il faut pour réduire un pic pandémique», commente Blaise Matthey, président de la Fédération des entreprises romandes. S’il prend acte, cela ne l’empêche pas d’être déçu: «les indicateurs disponibles montrent que le travail en entreprise n’est pas un vecteur de contamination. La transmission se fait surtout dans la sphère privée. Nous étions opposés à cette mesure qui n’était selon nous pas nécessaire. Le télétravail est d’ores et déjà très pratiqué dans les entreprises qui le peuvent, et les mesures de protections mises en place depuis le printemps 2020 sont encore en vigueur. Il faut en tenir compte».

Blaise Matthey est en revanche satisfait de constater qu’une certaine souplesse est laissée aux entreprises où le travail en présentiel est indispensable, avec l’imposition du port du masque: «C’est particulièrement important dans les activités de production, d’autant plus qu’elles connaissent également des difficultés liées aux pénuries de matières premières.» Pour lui, il faudrait surtout donner davantage de moyens aux acteurs économiques de vérifier le statut vaccinal de leurs employés, afin qu’ils puissent s’adapter au mieux de leurs besoins. «La vaccination n’empêche pas les contaminations mais réduit drastiquement le risque de développer des formes graves de la maladie. A un moment donné, il faut savoir ce que l’on veut et assumer ses choix», conclut-il.


■ Robert Bouvier: «des mesures de bon sens»

Les milieux culturels s’en doutaient, la mesure est tombée: dès lundi, il faudra être vacciné ou guéri pour passer la porte d’un théâtre, d’un cinéma, d’une salle de concert. Quel sera l’impact de la 2G sur la fréquentation?

Les gens ont encore envie de venir, de jouer le jeu

Robert Bouvier, directeur du Théâtre du Passage

A Neuchâtel, la mesure est déjà appliquée depuis une semaine. Robert Bouvier, directeur du Théâtre du Passage, se montre plutôt rassuré: «Nous venons de donner la pièce Les Italiens et avons accueilli, deux soirs de suite environ, 450 personnes dans une salle pour 500. Etonnamment, on remarque que les gens ont encore envie de venir, de jouer le jeu. Voire, sont rassurés par cette mesure.» A la question de la discrimination du public, Robert Bouvier relativise. «Bien sûr, le théâtre est fait pour rassembler. Mais ne pas tenir compte des plus fragiles, qui auraient peur d’être contaminés, c’est aussi une forme de discrimination. Au vu de la situation, il s’agit selon moi de mesures de bon sens.»


■ Délai réduit à quatre mois pour la 3e dose

La Confédération a réduit à quatre mois le délai pour avoir accès à la vaccination de rappel a annoncé le Conseil fédéral. Ce délai raccourci représente un défi pour les cantons, qui devront «monter en puissance» dans l’effort de vaccination, a indiqué Alain Berset. La recommandation sera publiée la semaine prochaine, a précisé Virginie Masserey, cheffe de section à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).


■ Un net durcissement des mesures

Le Conseil fédéral a annoncé de nouvelles restrictions, qui entreront en vigueur ce lundi 20 décembre:

Nous devons tout faire pour éviter des fermetures

Alain Berset

2G et 2G +. Seules les personnes vaccinées et guéries (règle dite «2G») seront autorisées à accéder à l’intérieur des restaurants, des établissements culturels, sportifs et de loisirs. Les mêmes restrictions s’appliquent aux manifestations organisées à l’intérieur. Le port du masque y sera en outre obligatoire, et la consommation de nourriture et de boissons devra se faire assise. Pour les lieux où le masque ne peut pas être porté, où s’il n’est pas possible de consommer assis, par exemple dans les discothèques et les bars, les personnes vaccinées et guéries devront en plus présenter un test négatif, sauf si elles sont vaccinées ou guéries depuis moins de quatre mois (2G +). Pour les événements de plus de 300 personnes à l’extérieur, la règle des 3G (guéris, vaccinés ou testés) continue de s’appliquer.

Télétravail obligatoire. L’obligation de travailler à domicile s’appliquera à nouveau dès lundi. Les personnes qui doivent quand même se rendre sur leur lieu de travail devront porter un masque dans tous les locaux accueillant plus d’une personne. «Il faut limiter les contacts au bureau et dans les transports», a expliqué Alain Berset.

Réunions privées. Dans cadre privé, les réunions seront limitées à dix participants si une personne non immunisée participe. Dès qu’une personne de plus de 16 ans ni vaccinée ou ni guérie est présente, le nombre total de participants est limité à dix, enfants compris. Si tout le monde est vacciné ou guéri, la limite est fixée à 30 personnes.

Entrée en Suisse. Les exigences de dépistage pour entrer en Suisse vont être assouplies dès lundi. Un seul test (antigénique de moins de 24h ou PCR de moins de 72h) sera désormais exigé pour les personnes immunisées. Le Conseil fédéral renonce ainsi au deuxième test de contrôle pour les personnes vaccinées et guéries.

Les tests «donnant lieu à un certificat covid» seront quant à eux à nouveau gratuits dès lundi.

En conférence de presse, le ministre de la Santé Alain Berset a souligné l’incertitude qui entoure le vaccin Omicron. On doit cependant «s’attendre à une augmentation des cas dans les prochaines semaines», selon lui. «Nous avons environ deux semaines de retard sur le Danemark», a-t-il ajouté. Il a également indiqué espérer que ces mesures se montreront suffisantes pour limiter la propagation d’Omicron, car la prochaine étape «se sont des fermetures», une éventualité qu’Alain Berset veut éviter à tout prix.


■ Face à des cas record, le Danemark va fermer cinémas, théâtres et salles de concert

Le Danemark va ordonner la fermeture des cinémas, des théâtres et salles de concert pour tenter de freiner la flambée record de cas de Covid-19 accélérée par le nouveau variant Omicron, a annoncé vendredi sa première ministre.

Le pays scandinave a enregistré un nouveau record absolu de plus de 11 000 cas lors des dernières 24 heures, a souligné Mette Frederiksen lors d’une conférence de presse. Le Danemark, en pointe en matière de séquençage, est un des pays dans le monde à avoir détecté le plus de cas d’Omicron sur son sol.


■ La Suisse compte 9941 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Suisse compte vendredi 9941 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore 42 décès supplémentaires et 167 malades ont été hospitalisés. Il y a sept jours, l’OFSP avait annoncé 10 163 cas, soit 222 de plus. Le même jour, elle dénombrait 51 décès et 160 hospitalisations supplémentaires.

  • 710 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs.
  • Les patients Covid-19 occupent 34,20% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 82,70%.
  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 71 965 tests ont été transmis. Le taux de positivité s’élève à 13,8%, contre 14,7% il y a une semaine.
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1.
  • Au total, 66,67% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 75,86%, indique l’OFSP.
  • Par ailleurs, 54,18% des personnes âgées de 65 ans et plus et 16,31% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

■ Didier Trono ne croit pas un à «scénario de Walt Disney» pour Omicron

Dans une interview donnée au Blick, le médecin genevois revient sur l’émergence du variant Omicron et ses conséquences. Selon lui ce, dernier devrait rapidement supplanter le variant Delta en Suisse si on se fie à l’évolution de la situation au Royaume-Uni.

Toutefois, le virologue estime qu’il est illusoire de penser que ce variant, dont on sait encore peu de choses, permette d’atteindre une immunité de groupe rapidement en étant plus contagieux mais moins mortel. «J’appelle cela le «scénario de Walt Disney»: une belle histoire, quelque chose qui fait rêver. Mais la réalité est autre. En Grande-Bretagne, le nombre de cas a explosé il y a quelques jours seulement, et les chiffres des hôpitaux et des décès arrivent avec deux semaines à un mois de retard», affirme-t-il au Blick.

Didier Trono estime également qu’il faut accélérer la campagne de vaccination et que les autorités ont trop attendu pour mettre en place la dose de rappel.


■ Les mesures de soutien financier pour les pertes de gain liées au covid sont prolongées

Les allocations pour perte de gain Covid-19 seront versées aussi en 2022. Le Conseil fédéral a prolongé vendredi l’ordonnance ad hoc suite à l’adoption par le Parlement des modifications de la loi Covid-19.

Les conditions pour obtenir l’allocation restent inchangées. Le délai pour déposer les demandes est prolongé jusqu’au 31 mars 2023. Cela est nécessaire parce que certains bénéficiaires ne peuvent faire valoir leur droit que rétroactivement. Le besoin financier extraordinaire de 490 millions de francs déjà prévu par le Conseil fédéral doit être augmenté d’un supplément de 1,69 milliard de francs.

Les clubs professionnels et semi-professionnels de sports d’équipe pourront aussi continuer d’être soutenus par des prêts et des contributions à fonds perdu si la pandémie impose de nouvelles restrictions. Le Conseil fédéral a prolongé vendredi la validité de l’ordonnance jusqu’au 30 juin 2022 et le délai limite du dépôt des demandes est fixé au 15 juin.

Au cas où tous les matchs des ligues professionnelles et semi-professionnelles devaient se dérouler sans spectateurs entre janvier et juin 2022, des aides financières d’un montant maximal de 40 millions de francs pour des contributions à fonds perdu et d’au maximum 10 millions de francs pour des prêts seraient disponibles.


■ Lien confirmé entre le vaccin Moderna et des problèmes cardiaques

La recherche publiée jeudi dans le British Medical Journal (BMJ) a été effectuée sur toute la population danoise. «La vaccination avec [Moderna, ndlr] est associée à un risque plus élevé de myocardite ou de péricardite chez les Danois, en premier lieu les 12-39 ans», résument ses auteurs. Selon cette étude, les risques de myocardites/péricardites apparaissent trois à quatre fois plus élevés chez les vaccinés Moderna, dans le mois qui suit la vaccination, que chez les vaccinés Pfizer/BioNTech.

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Quant à ce dernier, «il n’est associé à un risque plus élevé de myocardite ou péricardite que chez les femmes», notent les chercheurs, s’avouant étonnés par cette conclusion. Ils insistent en tout cas sur le fait que ces problèmes cardiaques restent rares, y compris chez les moins de 40 ans vaccinés par Moderna, puisque environ 0,005% d’entre eux seulement sont concernés. Ces problèmes sont en outre restés légers la plupart du temps. Aucun décès ou arrêt cardiaque n’a été observé chez les vaccinés atteints de myocardite ou de péricardite.


■ Les autorités sanitaires recommandent de vacciner avec Pfizer et Moderna plutôt que Johnson & Johnson

Les autorités sanitaires américaines ont recommandé jeudi soir à tous les adultes de se vacciner contre avec Pfizer et Moderna plutôt qu’avec Johnson & Johnson, en raison du risque de thrombose lié au vaccin de J&J.

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Cette décision, annoncée par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), porte un coup dur au remède de Johnson & Johnson, auquel neuf décès ont été attribués dans le pays. Il restera malgré tout disponible, notamment pour les personnes pour lesquelles les vaccins à ARN messager sont contre-indiqués, notamment en raison de réactions allergiques.


■ Biden prédit un hiver de maladie grave et de mort aux non-vaccinés

Le président américain Joe Biden a averti que le variant Omicron du coronavirus était «là» et allait «se mettre à circuler beaucoup plus rapidement aux Etats-Unis». Il a appelé les Américains à se faire vacciner et à recevoir leur dose de rappel. «La seule vraie protection est de recevoir votre injection», a dit le président des Etats-Unis, prédisant «un hiver de maladie grave et de mort» pour les personnes non vaccinées.