Ebola fait sa première victime au Mali

Epidémie Selon les autorités, le virus ne s’est pas propagé dans le pays

Les 43 personnes isolées près de Kayes au Mali, après avoir été en contact avec la fillette de 2 ans qui a été la première victime dans le pays, «ne manifestent pour le moment pas de signe de la maladie», a déclaré le docteur Lamine Diarra, conseiller du ministre de la Santé.

La fillette étant préalablement restée environ trois heures à Bamako, une dizaine d’autres personnes étaient toujours sous surveillance dans la capitale malienne, a-t-il indiqué.

D’importants lots de matériel pour lutter contre la propagation sont arrivés dimanche à Kayes, localité où la fillette est décédée vendredi, a constaté le correspondant de l’AFP.

Inquiétudes en Europe

Le coordinateur de l’Union européenne contre Ebola a toutefois estimé lundi qu’il fallait «absolument plus de médecins» occidentaux pour combattre l’épidémie. L’UE a promis jeudi d’augmenter à 1 milliard d’euros son aide aux principaux pays touchés.

Les expulsions forcées d’immigrés depuis la Belgique vers les pays africains touchés par Ebola ont cessé depuis plusieurs semaines. Les autorités veulent éviter toute contagion des agents de police qui doivent les accompagner.

A Prague, un ou des inconnus ont menacé l’Etat tchèque de propager dans ce pays le virus Ebola. Ils réclament 1 million d’euros en monnaie virtuelle, les bitcoins, pour renoncer à leur plan, a annoncé lundi la police tchèque. Une application téléphonique, conçue autour d’un système de cartographie, a été créée pour localiser les cas d’Ebola et les besoins des communautés touchées par le virus. Le système, fruit d’une collaboration entre le géant informatique IBM, des compagnies de téléphonie mobile locales et des universitaires, permet aux personnes vivant dans des zones où sévit l’épidémie d’envoyer des messages instantanés gratuits touchant à Ebola.