L’essentiel

Des milliers de militants ont manifesté samedi contre les mesures sanitaires en Suisse. A Lucerne, les organisateurs ont parlé de 4000 participants, la police a évalué leur nombre entre 4500 et 5000. Deux personnes s’en sont pris à un policier, qui a été blessé et hospitalisé. Deux personnes ont été temporairement arrêtées.

En France, des manifestations, parfois émaillées de face-à-face tendus avec les forces de l’ordre, ont rassemblé plus de 200 000 opposants à l’extension du passe sanitaire, une mobilisation en hausse, en plein été, au troisième week-end de contestation.

Retrouvez notre suivi de la journée de samedi.


■ Echauffourées à Berlin lors de manifestations anti-confinement

Des centaines de personnes hostiles aux restrictions décidées pour lutter contre le Covid-19 ont bravé dimanche l’interdiction de manifester et se sont rassemblées illégalement dans les rues de Berlin. Des échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et la police. La police a déclaré que certains manifestants avaient «harcelé et attaqué» des agents dans le quartier de Charlottenburg, dans l’ouest de la capitale allemande, et avaient ignoré les barrages dans la ville.

«Ils ont essayé de briser la chaîne policière. Cela a conduit à l’utilisation de gaz irritants, de matraques et à des violences physiques», a tweeté la police de Berlin, précisant que plusieurs personnes ont été arrêtées.

La manifestation était organisée par le mouvement «Querdenker» (libres penseurs), qui s’est imposé comme la principale voix critique contre les restrictions sanitaires imposées en Allemagne. La justice avait interdit plusieurs de ces manifestations prévues ce week-end, notamment celle de dimanche qui devait rassembler quelque 22 500 personnes, de crainte que les participants n’enfreignent les règles relatives au port du masque et à la distanciation sociale, alors que le nombre d’infections en Allemagne repart à la hausse.


■ Alain Berset mise sur la responsabilité et la cohésion sociale

«La Suisse a fait ses preuves dans la crise», déclare le conseiller fédéral Alain Berset dans son discours à l’occasion de la Fête nationale. Mais la crise n’est pas terminée. Le ministre de la santé mise sur la responsabilité individuelle et la cohésion sociale.

Dans son discours du 1er Août, qu’il prononcera dans la soirée à Gruyères, Alain Berset se dit confiant – le pays fera ses preuves même après cette crise. La solidarité tant évoquée a été mise à l’épreuve au cours des 18 derniers mois. «Nous avons vécu des expériences difficiles et appris à faire face à l’incertitude», souligne le conseiller fédéral. «Mais nous pouvons affronter les prochains défis avec confiance, car nous prenons nos responsabilités dans la lutte contre le virus», poursuit-il. Malgré des débats enflammés et de nombreuses souffrances, la société est sortie encore renforcée de cette crise. «C’est la solidarité qui fait la force de la Suisse».

Au début de la pandémie, des mesures drastiques ont dû être prises pour amortir le choc initial. Concernant le certificat Covid, le ministre de la santé prône la responsabilité individuelle. «Chacun doit pouvoir décider de lui-même s’il veut l’utiliser ou non». Ce n’est qu’avec la responsabilité individuelle et la possibilité de choix qu’une véritable cohésion sociale peut être créée – la coercition n’est pas une option, estime Alain Berset. «L’accès aux services publics doit être garanti pour tous».


■ La Chine organise une campagne de tests géante

Des millions de personnes ont subi dimanche un test de dépistage au Covid-19 dans plusieurs grandes villes de Chine pour tenter de juguler une hausse des cas de coronavirus. Le pays a fait état dimanche de 75 nouvelles contaminations parmi lesquels 53 transmissions locales.

Le foyer épidémique apparu à l’aéroport de Nankin fin juillet, s’est désormais propagé à plus d’une vingtaine de villes et plus d’une dizaine de provinces. La Chine fait face à sa pire vague de contaminations depuis plusieurs mois, les autorités mettant cette hausse des cas sur le compte du variant Delta.


■ De la friture sur la ligne pour mesurer l’avancée de la vaccination dans les cantons

La communication entre Confédération et cantons sur une levée des mesures anti-coronavirus en Suisse connaît quelques ratés, relate la NZZ am Sonntag. L’Etat fédéral attend des cantons qu’ils lui signalent si toutes les personnes voulant se faire vacciner l’ont déjà été. Or, les cantons ne le savent souvent pas. «Un objectif fantôme», affirme le journal alémanique. Parmi les cantons qui ont répondu, huit sur treize estiment qu’ils remplissent pleinement ou presque les critères de la Confédération pour un retour à la normale. Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), met en garde contre des attentes trop élevées.


■ La vaccination sera-t-elle le «ticket d’entrée» dans les hôtels suisses?

Le directeur de la section grisonne d’HotellerieSuisse Jürg Domenig milite pour que le taux de vaccination contre le coronavirus des hôtes et des employés de la branche soit le plus élevé possible. «La vaccination est le moyen de garantir des vacances sûres et des entreprises saines», déclare-t-il dans la SonntagsZeitung. Il note qu’actuellement l’investissement des hôtels pour lutter contre le Covid-19 est encore important. «A moyen terme, la vaccination sera le ticket d’entrée dans les hôtels», estime-t-il.

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■ La Walt Disney Company veut des employés vaccinés

«Quand la magie prend vie». La Walt Disney Company est la dernière entreprise américaine à annoncer qu’elle exigera de tout son personnel qu’il soit vacciné contre le coronavirus. «Les employés qui ne sont pas encore vaccinés et qui travaillent sur le site auront 60 jours à compter d’aujourd’hui pour compléter leur protocole», a déclaré la société dans un communiqué.


■ Guy Parmelin questionne la gratuité des tests

Le président de la Confédération se demande si les tests du Covid-19 devraient rester gratuits une fois que toutes les personnes qui le souhaitent auront été vaccinées. Ce n’est toutefois pas encore le cas, affirme-t-il. Une fois que tout le monde aura eu la possibilité de se faire vacciner contre le Covid-19, la question de la suite se posera, a déclaré Guy Parmelin à la SRF samedi, appuyant ses propos tenus dans une interview au Temps. «Nous respectons le fait que des gens ne veulent pas être vaccinés, mais qui paie les tests? Le contribuable? Je n’en suis pas sûr», a-t-il déclaré.

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Le PLR Suisse a récemment exigé que les tests antigéniques soient payants pour les personnes sans symptômes qui ont refusé la vaccination. Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), Lukas Engelberger, rejette en revanche la facturation de ces tests nécessaires à l’obtention du certificat, a-t-il déclaré au SonntagsBlick.