Angus Robertson sonne aux interphones un peu au hasard, annonce une livraison à la première personne qui répond afin d’entrer dans l’immeuble puis monte les escaliers quatre à quatre. Direction le dernier étage, avec un objectif: convaincre les habitants de coller une affiche SNP (Scottish National Party) à leur fenêtre, qui donne directement sur la grande rue de Dalry, un quartier populaire du centre d’Edimbourg. L’accueil est plutôt bon et la grande majorité des habitants acceptent. «Il faut mettre un peu de dynamisme dans cette campagne», encourage le candidat du parti indépendantiste, favori pour remporter cette circonscription d’Edimbourg Central.

Drôle de campagne que celle des élections du parlement écossais qui se déroulent ce jeudi. Pour cause de covid, les candidats ont été très limités dans leurs actions. Aucun rassemblement, aucun grand discours et le porte-à-porte n’est permis que depuis mi-avril. Faute de pouvoir parler aux électeurs, Angus Robertson, ancien vice-leader du SNP, cherche à insuffler un semblant d’excitation en faisant apparaître un maximum d’affiches aux fenêtres. Il craint une forte abstention et sait qu’une grande partie des Ecossais ont de toute façon déjà voté par voie postale.