Si les libéraux-démocrates ont fait un tel bond dans les sondages, c’est en partie parce qu’ils sont venus combler un vide politique. Entre les travaillistes qui ont déçu après treize années de pouvoir et les conservateurs qui peinaient à convaincre, beaucoup d’électeurs hésitaient. Mais le problème pour les «lib-dem» est qu’une grande partie de leur nouveau soutien vient de jeunes qui souvent ne sont pas inscrits sur les listes électorales, ou qui ont tendance à s’abstenir.

Cela pourrait cependant être en train de changer. Durant les cinq jours qui ont suivi le premier débat électoral le 15 avril et la clôture des inscriptions au registre électoral, plus de 200 000 feuilles d’inscription ont été téléchargés du site internet de la commission électorale, soit autant que pendant le mois d’avant (même si la commission avertit qu’elle s’attendait à un tel pic juste avant la clôture des inscriptions). Environ 40% des visiteurs du site avaient entre 18 et 25 ans.

A cela s’ajoute un sondage pour The Independent indiquant que 66% des électeurs sont «absolument certains» d’aller voter, ce qui indique un taux de participation nettement supérieur à celui des dernières élections de 2005, à 61%. Il semble donc qu’un «effet Nick Clegg» soit perceptible, mobilisant une partie de l’électorat d’habitude peu attirée par la politique.