L’essentiel

La Suisse dénombre 2053 nouveaux cas en 24 heures, 50 hospitalisations et 10 décès.

Le Brésil a dénombré pour la première fois plus de 100 000 cas en 24 heures. L’ancien président Lula a parlé de «génocide».

Jeudi, le Conseil fédéral a indiqué avoir sécurisé l’achat de 8,1 millions de doses de vaccins auprès de Pfizer et Moderna.

Retrouvez  notre suivi de la journée de jeudi


■ L'OMS demande 10 millions de doses pour Covax d'ici 2 semaines

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) demande aux Etats de partager 10 millions de doses pour le dispositif Covax dans les deux prochaines semaines. Elle s'est aussi inquiétée vendredi à Genève d'activités criminelles autour des vaccins. «Covax fonctionne», a dit à la presse le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Près de 33 millions de doses ont pu être acheminées dans 61 pays.

Le directeur général avait lancé le défi d'entamer la vaccination du personnel de santé et des personnes âgées contre le coronavirus dans tous les pays dans les 100 premiers jours de l'année. Au total, près de 180 Etats et territoires ont démarré, mais il reste encore plus de 35 pays qui attendent des doses.

Seize doivent recevoir des vaccins dans les deux prochaines semaines. M. Tedros appelle les Etats qui en ont suffisamment à les partager pour lancer l'immunisation de la vingtaine d'autres pays.


■ Tessin: tests de masse dans les entreprises à partir de mi-avril

Les entreprises tessinoises pourront soumettre leur personnel à des tests de dépistage réguliers à partir de mi-avril. Mais à la condition qu’au moins 60% des employés acceptent de se faire tester contre le Covid, a expliqué vendredi le gouvernement cantonal.

Il faudra également que l’entreprise concernée détermine à l’avance si ses employés ont un risque accru d’être infectés par le coronavirus, a précisé Raffaele De Rosa, conseiller d’Etat en charge de la santé, devant la presse. En cas de risque accru, l’entreprise devra compter au minimum dix employés pour pouvoir mener des tests dits «de masse». Les entreprises intéressées peuvent manifester leur intérêt auprès du canton jusqu’à Pâques, le premier week-end d’avril. Elles pourront ensuite tester à partir du milieu du mois d’avril.

Outre les entreprises, le Conseil d'Etat tessinois propose également aux internats de mener des campagnes de tests préventifs. Motif: les contacts entre les élèves y sont plus fréquents et plus étroits que dans les écoles ordinaires. Ils mangent ensemble, passent leur temps libre ensemble, a développé Manuele Bertoli, ministre tessinois de l'éducation. Pour les autres écoles, la tactique restera la même: tester lorsqu'un cas se déclare dans une classe. Jusqu'à présent, le canton s'en sort bien, s'est réjoui Manuele Bertoli.


■ Les sans-papiers doivent aussi être vaccinés gratuitement

Les quelque 90 000 sans-papiers de Suisse doivent avoir accès gratuitement à la vaccination contre le Covid- 9, selon un document de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), même s'ils n'ont pas d'assurance-maladie. Durant la campagne de vaccination, ils sont traités de la même manière que les autres personnes ayant un statut de séjour spécial en Suisse, comme les diplomates ou les étudiants étrangers.

Dans la plupart des cantons, un numéro d'assuré est exigé lors de la prise de rendez-vous pour être vacciné. Les caisses-maladie paient le vaccin, les cantons et la Confédération participent aux frais. La personne assurée, en revanche, ne paie rien.

Sans statut de séjour en Suisse, les sans-papiers n'ont souvent pas d'assurance-maladie. Et donc aucun numéro d'assuré à transmettre. Cependant, ils ne doivent pas être exclus de la campagne de vaccination contre le Covid-19, comme le précise un document de l'OFSP daté du 9 mars réunissant différentes informations à ce sujet.


■ La justice allemande suspend la ratification du plan de relance europèen

La Cour constitutionnelle allemande a suspendu le processus de ratification du plan de relance européen en raison d’un recours contre ce mécanisme basé sur une dette commune. L’instance suprême «a décidé que le texte de loi» sur ce plan, qui venait d’être approuvé par les parlementaires quelques minutes plus tôt, «ne devait pas être paraphé par le chef de l’Etat» dans l’attente d’une décision sur ce recours en référé.


■ Vaccination: 25 millions de francs d’économies pour chaque jour gagné

Chaque jour permettant d’atteindre plus vite la couverture vaccinale de 75%, permettant un retour à la vie normale, ferait économiser 25 millions de francs à la Suisse, selon la Task force scientifique de la Confédération. Par conséquent, même des mesures d’accélération coûteuses pour l’atteindre auraient un bon rapport bénéfice-coût. Par rapport à un monde sans coronavirus, la perte du produit intérieur brut (PIB) en Suisse s’est élevée à trois milliards de francs par mois rien que pour janvier et février, écrit le groupe de travail. Si tous les Suisses étaient vaccinés du jour au lendemain, on pourrait économiser 1,5 milliard de francs par mois, soit 50 millions de francs par jour. Comme cela n’est pas réalisable, les chercheurs ont supposé une «couverture vaccinale généralisée» de 75% de tous les adultes.


■ Une nouvelle usine de vaccin AstraZeneca approuvée aux Pays-Bas

L’Agence européenne des médicaments a donné son feu vert à une usine de production du vaccin AstraZeneca aux Pays-Bas, au coeur d’un différend entre Londres et l’UE. L’EMA a indiqué dans un communiqué avoir également approuvé une usine de production du vaccin Pfizer/BioNTech à Marbourg, en Allemagne. «Le site Halix est situé à Leiden, aux Pays-Bas, et portera à quatre le nombre total de sites de fabrication autorisés pour la production de la substance active du vaccin», a précisé l’agence basée à Amsterdam. Les doses du vaccin AstraZeneca, font actuellement l’objet de pourparlers entre l’Union européenne et le Royaume-Uni au sujet de leur approvisionnement.


■ La Suisse compte 2053 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

En 24 heures, la Suisse compte 2053 cas, 50 hospitalisations et 10 décès supplémentaires, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les résultats de 43 094 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 4,76%. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,14.

Depuis le début de la pandémie, 592 217 cas de contamination ont été confirmés en laboratoire. Le total des décès s’élève à 9631 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 24 805. Les patients Covid-19 occupent 17,6% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 70,7%.

Accélération des vaccinations

Du 18 mars au 24 mars, 166 650 doses de vaccin cont été administrées. En moyenne, 23’807 vaccinations ont été effectuées par jour. Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections s’est accéléré de 17%. Au total, 1 347 740 vaccinations ont été réalisées jusqu’à mercredi soir.

Jusqu’ici, 506 559 personnes ont été vaccinées complètement, soit 5,9% de la population. 334 622 personnes n’ont reçu que la première dose. Quelque 365 735 doses ont été livrées aux cantons, mais n’ont pas encore été employées.


■ Pas plus de 300 personnes autorisées à Uri pour des manifestations

Le canton d’Uri limite à 300 le nombre de personnes admises lors de manifestations politiques en extérieur. La veille, il avait annoncé refus d’autoriser une grosse manifestation des opposants aux mesures anti-pandémiques.

La nouvelle mesure doit entrer en vigueur jeudi prochain. Elle complète l’ordonnance cantonale de protection contre le coronavirus, indique vendredi le gouvernement uranais.

Cette décision est indirectement liée à la volonté des opposants aux mesures contre le Covid-19 d’organiser le 10 avril une manifestation réunissant jusqu’à 10 000 personnes à Altdorf, comme ils l’avaient fait à Liestal samedi dernier. La grande majorité des manifestants présents dans le chef-lieu de Bâle-Campagne avaient refusé de porter le masque de protection, violant ainsi l’ordonnance fédérale.

Jeudi, l’exécutif uranais avait indiqué qu’il rejetait la demande d’autorisation pour une manifestation du même ordre.


■ Madagascar se résout à recourir aux vaccins contre le Covid-19

Madagascar s’est résolue à recourir aux vaccins contre le Covid-19, mais de façon facultative et sans pour autant abandonner le «remède» local à base de plantes vanté depuis des mois par le chef de l’Etat Andry Rajoelina, a annoncé vendredi la présidence.

«Nous allons chercher et utiliser des vaccins efficaces contre la variante de Covid-19 qui ravage Madagascar», selon un communiqué. Le président malgache a été vivement critiqué ces derniers jours, après avoir déclaré le 20 mars à la télévision ne pas être vacciné et ne pas avoir l’intention de l’être.

«Si on commande un vaccin, on va d’abord le tester sur l’opposition», avait-il donné comme toute réponse aux critiques de ses opposants sur ses réticences à lancer une campagne de vaccination de la population. Le Covid Organics, une tisane «miracle» à base d’artemisia aussi produite sous forme de gélules, «va me protéger et protéger ma famille», avait-il réaffirmé.

Lire aussi: Le Covid-Organics, le traitement malgache qui pose question

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde en mai contre ce qui est présenté comme un «remède», aucune étude scientifique n’en démontrant à ce jour une quelconque efficacité.


■ Heures d’ouverture étendues pour les «cantines» des restaurants

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a assoupli les règles concernant les cantines des restaurants destinées aux ouvriers. Les restaurants titulaires d’une licence de «cantine d’entreprise» pourront désormais rester ouverts de 06h00 à 22h00.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a assoupli les règles concernant les cantines des restaurants destinées aux ouvriers. Les restaurants titulaires d’une licence de «cantine d’entreprise» pourront désormais rester ouverts de 06h00 à 22h00.

Depuis début mars, les restaurants sont autorisés à ouvrir en tant que cantines, mais uniquement entre 11 heures et 14 heures. Dans une lettre aux cantons, dont dispose Keystone-ATS, l’OFSP informe que cette limite est supprimée: les heures d’ouverture sont adaptées dès à présent aux horaires habituels des cantines «normales» des entreprises privées et institutions publiques.


■ Maintien du port obligatoire du masque dès la 5e primaire

Les enfants continueront de porter un masque dès la 5e année de l’école primaire (7e année Harmos) dans le canton de Berne. Cette mesure, décidée en février par le Conseil-exécutif, fait l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. Ce dernier a rejeté la requête d’effet suspensif.

En cas de recours contre des arrêtés de portée générale, l’effet suspensif n’est octroyé qu’avec retenue. En principe, dans de tels cas, il n’est pas question de préjudice irréparable, explique le Tribunal fédéral dans une ordonnance publiée vendredi.

De plus, la personne recourante ne parvient pas à démontrer l’existence d’un préjudice irréparable qu’elle subirait en raison de l’obligation, durant la procédure devant le Tribunal fédéral, de porter un masque dès la 5e année primaire.

La partie plaignante a justifié sa demande d’effet suspensif en faisant valoir que la Confédération aurait réglé de manière exhaustive le domaine en cause et que les durcissements cantonaux seraient donc contraires au droit fédéral.


■ L’Allemagne prête à utiliser le vaccin russe Spoutnik

L’Allemagne a réaffirmé vendredi être prête, s’il est autorisé, à utiliser le vaccin russe anti-Covid Spoutnik V, accusé par la France d’être utilisé comme outil de «propagande» par Moscou dans le monde.

«Une approbation par l’AEM (l’Agence européenne des médicaments, ndlr) – qui n’a pas encore eu lieu – donnerait à l’Europe la possibilité d’utiliser Spoutnik dans les campagnes de vaccination, ce qui serait également à envisager pour l’Allemagne», a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert.

«Chaque vaccin est le bienvenu», a abondé le porte-parole du ministère allemand de la Santé, Stephan Gabriel Haufe. Le porte-parole du gouvernement allemand n’a pas voulu commenter les accusations du chef de la diplomatie française.


■ Lula: «Le plus gros génocide» de l’histoire du Brésil

Dans une interview publié par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’ex-président brésilien Lula, à nouveau éligible pour affronter l’actuel chef de l’Etat Jair Bolsonaro à la présidentielle de 2022, estime que ce dernier devrait «s’excuser» s’il «avait un peu de grandeur» pour sa gestion de la pandémie.

Mardi, 3158 personnes sont mortes du Covid au Brésil, c’est le plus gros génocide de notre histoire

Luiz Inacio Lula da Silva

Lula s’est livré à un réquisitoire sévère contre l’actuel président: «Ceux qui utilisaient des masques, il les traitait de «pédés». Pendant un an, il n’a pas pris ce virus au sérieux et nous a raconté des mensonges. Pendant un an, il a provoqué tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui.» Le Brésil est après les Etats-Unis le pays avec le plus grand nombre de décès et d’infections par le coronavirus.


■ Elargissement des personnes autorisées à administrer les vaccins en France

Les vétérinaires et les dentistes français vont pouvoir vacciner contre le Covid-19, après un avis de la Haute autorité de santé (HAS), qui doit encore être entériné formellement par le gouvernement. Les vétérinaires pourront vacciner le public uniquement dans les centres de vaccination et pas dans leur cabinet. Les dentistes, eux, pourront le faire aux deux endroits.

Outre les vétérinaires et les dentistes, la HAS recommande d’offrir la possibilité d’injecter les vaccins aux pharmaciens de laboratoires d’analyses, aux «pharmaciens relevant des services d’incendie et de secours», aux «manipulateurs d’électroradiologie médicale», aux «techniciens de laboratoire» ou encore à certains étudiants en médecine.

Au total, cela permettra à 252 000 professionnels supplémentaires de pouvoir injecter le vaccin, a calculé la HAS.


■ Les employés de bureau aiment le télétravail

De nombreux employés de bureau ont été contraints à travailler depuis chez eux en raison de la crise sanitaire. Une enquête publiée par le cabinet Deloitte révèle que si la majorité d’entre eux sont disposés à retourner au bureau, près de deux tiers (62%) aimeraient pouvoir continuer de travailler à domicile en partie. Plus d’un sondé sur quatre (26%) est partisan du télétravail à plein temps.

L’enquête menée par Deloitte auprès de 2000 personnes entre le 12 et le 23 février met aussi en lumière les différences entre générations. Parmi les moins de 30 ans, seuls 9% souhaitent retourner à temps complet au bureau, alors que 31% aspirent à travailler en permanence depuis leur domicile. Chez les plus de 50 ans, ces proportions sont de respectivement 16% et 22%.

Il est important que les employeurs comprennent les préférences et les modes de travail de leurs jeunes collaborateurs

Veronica Melian, associée en charge du capital humain chez Deloitte

Près de la moitié des sondés (47%) estiment être plus productifs en travaillant depuis leur domicile qu’avec leurs collègues au bureau, contre à peine plus de 40% un an plus tôt.


■ Swissmedic confirme que les effets secondaires des vaccins restent limités

Swissmedic a analysé 862 déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins contre le Covid-19 en Suisse. Cet examen fait par ne révèle aucun nouveau problème de sécurité et ne modifie en rien le ratio bénéfice-risque positif des vaccins utilisés, indique l’Institut suisse des produits thérapeutiques.

Au total, 599 déclarations (69,5%), soit la majorité, rapportaient des effets indésirables non graves, tandis que 263 déclarations (30,5%) évoquaient des effets graves. Il s’agit de personnes qui ont dû être hospitalisées, ou de réactions qui ont été considérées comme médicalement importantes pour d’autres raisons. Dans la plupart des cas, les réactions en question n’ont pas mis en danger la santé des personnes concernées.

Les réactions déclarées le plus fréquemment dans les cas dits graves étaient les suivantes: fièvre (38), détresse respiratoire (25), hypersensibilité (19)/réactions anaphylactiques (9), maladie du Covid-19 (16), vomissements (12), vertiges (12), maux de tête/migraines (17) et réactivation de zonas (8). La plupart des déclarations mentionnent plus d’une réaction (2154 réactions au total pour 862 déclarations, soit 2,5 réactions par déclaration en moyenne). Dans les 263 cas considérés comme graves, l’âge moyen était de 70,6 ans, et dans les 37 déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination, la moyenne s’établissait à 83,8 ans.


■ Pfizer teste un vaccin chez les jeunes enfants

Le groupe pharmaceutique américain a annoncé avoir commencé les essais cliniques de son vaccin chez les enfants âgés de moins de 11 ans, «afin d’évaluer la sûreté, la façon dont il est toléré, et l’immunogénicité du vaccin». L’immunogénicité est la capacité à déclencher une réaction immunitaire.

Trois dosages différents seront étudiés dans un premier temps, selon les détails de l’essai clinique publiés en ligne. «Nous espérons que le vaccin pourra être disponible pour ces enfants les plus jeunes d’ici au début 2022», a ajouté Pfizer. Le vaccin de Pfizer/BioNTech est actuellement administré aux personnes de 16 ans et plus, dans les pays où il est autorisé, notamment en Suisse. Il est également en cours d’étude chez plus de 2200 enfants âgés de 12 à 15 ans, des essais dont Pfizer espère partager les résultats «bientôt», a ajouté l’entreprise.


■ Les cantons sont prêts à inoculer «entre 130 000 et 150 000 doses par jour»

Les cantons sont prêts à vacciner massivement la population avec les grandes quantités de vaccins promises pour ces prochains mois, assure Rudolf Hauri, le président de l’Association des médecins cantonaux. Ils disposent désormais des capacités suffisantes, selon lui. Les cantons n’utilisent pas encore à pleine capacité les sites de vaccination, car les doses manquent, rappelle Rudolf Hauri dans un entretien diffusé par les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia.

Des cantons sont certes moins avancés dans leurs préparatifs, mais, si de grandes quantités de doses de vaccins devaient arriver maintenant, il serait possible de les injecter rapidement, affirme le médecin cantonal zougois. Les cantons devraient être en mesure d’inoculer «entre 130 000 et 150 000 doses par jour», précise-t-il.


■ Plus de 100 000 nouveaux cas en 24 heures au Brésil

Le Brésil a enregistré jeudi pour la première fois plus de 100 000 nouvelles infections cas en 24 heures, a rapporté le ministère brésilien de la santé. Il y a eu précisément 100’158 nouvelles contaminations, qui portent le bilan total à 12,3 millions de cas. Le ministère a fait également état de 2777 décès en 24 heures, ce qui porte le bilan total à 303 462 morts. Le Brésil est après les Etats-Unis le pays avec le plus grand nombre de décès et d’infections par le coronavirus.

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La situation n’a cessé de s’aggraver depuis février, en raison, entre autres, du non-respect des recommandations sanitaires et de l’émergence d’un variant local du virus, appelé P1, considéré comme beaucoup plus contagieux.

Sous le feu des critiques pour sa gestion de l’épidémie, le président brésilien Jair Bolsonaro a donné des signes ces derniers jours de changement de cap. Le dirigeant d’extrême droite s’est notamment prononcé en faveur d’une accélération de la campagne de vaccination, après avoir remis en cause à plusieurs reprises l’efficacité des vaccins.