A l’approche de l’anniversaire de la révolution du 25 janvier 2011 et de la chute d’Hosni Moubarak 18 jours plus tard, les supporters de son successeur, le maréchal Al-Sissi, s’inquiètent d’une mobilisation virtuelle des opposants. Le rédacteur en chef d’un quotidien pro-régime a ainsi appelé «le peuple» à former «une armée électronique» pour contrer «les attaques contre l’Egypte sur les réseaux sociaux». En réalité, c’est une préoccupation constante depuis l’avènement du maréchal Al-Sissi et la restauration de la dictature militaire en 2013. Peu après avoir pris les rênes du pays, cet ancien directeur des renseignements militaires de Moubarak a mis en place des «bataillons» pour contrôler les médias sociaux.

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