La Russie et l'Union européenne (UE) sont parvenues jeudi à un accord presque complet pour répondre aux problèmes que pose à Moscou l'élargissement de l'Union. Moscou et Bruxelles sont notamment parvenus à régler le dossier du transit des marchandises de Kaliningrad.

En recevant le président de la Commission européenne, Romano Prodi, dans sa résidence de Novo-Ogarevo, près de Moscou, le président russe, Vladimir Poutine, s'est félicité du règlement des «questions essentielles» de ce problème de transit et a salué «des développements positifs» dans les pourparlers entre les deux parties.

La question du transit des marchandises entre l'enclave russe de Kaliningrad et le reste de la Russie, via la Lituanie, prochain membre de l'UE, était l'un des principaux contentieux entre Moscou et Bruxelles.

Le président de la Commission, accompagné de sept commissaires, a annoncé que les pourparlers sur un autre dossier important pour la Russie, celui du régime des visas, commenceraient cette année.

Il a aussi indiqué que l'Union était disposée à avancer d'ici au sommet UE-Russie, prévu pour le 21 mai à Moscou, sur les questions touchant à l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'autre gros dossier litigieux est la défense des droits des minorités russophones en Lettonie et en Estonie, que Moscou voudrait voir explicitement inscrite dans une déclaration commune russo-européenne.