Soixante-dix ans qu’elle est sur le trône et qu’elle fonctionne de la même façon: l’air de ne pas y toucher, sans élever la voix, avec un petit sourire pincé, Elisabeth II scie les branches pourries. A chaque crise de la famille royale, à chaque scandale d’un de ses membres, la reine sanctionne sans hésitation. Jeudi soir, dans un communiqué de quatre lignes, elle a fait de même avec le prince Andrew, son troisième enfant et – disent les rumeurs – son favori.