Pour sa 43e session qui s’ouvre ce lundi au Palais des Nations à Genève pour un mois, le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU aura la lourde tâche de réaffirmer sa mission de garantir le respect des droits humains, malmenés à travers la planète. Près d’une centaine de ministres des Affaires étrangères et vice-ministres, ainsi que plusieurs chefs d’Etat seront suspendus en matinée au discours du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Le Portugais est attendu au contour. Pris dans un exercice d’équilibrisme face à une nouvelle donne géopolitique et une administration Trump qui a longtemps mis les pieds au mur, il est jugé insuffisamment engagé à défendre publiquement les droits humains par les uns, salué pour sa diplomatie discrète par les autres. L’ambassadrice d’Autriche auprès de l’ONU à Genève, Elisabeth Tichy-Fisslberger, préside le Conseil des droits de l’homme. Elle livre son analyse.

Le Temps: Vous êtes la deuxième femme, depuis la création du CDH en 2006, à présider le Conseil. A ce titre, l’ex-First Lady Eleanor Roosevelt (première présidente de la Commission des droits de l’homme en 1946) a-t-elle été une source d’inspiration?